Quel est ce dieu dont-on crie le nom avant de tuer un homme avec une hache ?

Nous nous sommes accoutumés à passer sans transition de la tristesse de Yom Ha-zikaron (le jour du souvenir des soldats tombés pour leur pays et des victimes du terrorisme) à Yom Haatsmaout (la fête de l’Indépendance). Mais, comment peut-on faire la démarche inverse et passer de Yom Haatsmaout au deuil? Par la journaliste Sivan Rahav Méir.

Comment abattre un homme avec une hache ? Je me suis plongée dans Emor, la parasha de cette semaine, après avoir appris le décès des trois personnes, victimes de l’horrible attentat d’Elad. La parasha débute par une injonction aux cohanim (les prêtres) de ne pas se souiller lors de funérailles. Ils doivent éviter tout contact avec la mort.

Les cohanim sont des hommes d’éducation, de religion et d’esprit et doivent, à ce titre, symboliser tout le contraire de la mort. Leur mission n’est pas de sanctifier la mort mais au contraire de sanctifier la vie.

Des milliers d’années plus tard, il y a des hommes de foi qui sanctifient la mort et appellent leurs fidèles à prendre des haches et des couteaux. Il y a des chefs spirituels qui pensent qu’un saint (martyr) est celui qui assassine. Ils estiment qu’un grand dieu (Allah Akbar) est un dieu dont on crie le nom avant de tuer un homme avec une hache. Ils sont persuadés que l’horreur à Elad est un acte religieux sacré. Quelle distorsion!

De la hache à la folie meurtrière

Le deuxième sujet de la parasha, ce sont les fêtes. La Torah décrit en détail Pessah, Souccot, Chavouot, Yom Kippour et aussi Chabbat. C’est une séquence de fêtes joyeuses et pleine de sens. Une fête, c’est avant tout, le chant et la prière, la famille et un repas, la bienveillance, un pèlerinage à Jérusalem.

Des milliers d’années plus tard, nos ennemis en sont encore à profaner le concept même de fête. C’est
inconcevable et pourtant, pendant leurs fêtes, il nous faut redouter encore plus la folie meurtrière de leurs extrémistes « croyants » assoiffés de sang. Des milliers de policiers israéliens sont déployés dans nos rues ce mois-ci, juste parce que « ce sont leurs fêtes ».

Que nous puissions vaincre, nous ajouterons ainsi encore plus de vie au monde.

Ces mots sont dédiés à l’élévation des âmes de Yonathan Habakkuk, Boaz Gol et Oren Ben-Yiftach, assassinés lors de l’attaque terroriste d’Elad ainsi qu’à la guérison des blessés.

Des bonnes nouvelles
Chabbat Chalom

Sivan Rahav-Meir

Sivan Esther Rahav-Meir est une journaliste, reporter, publiciste et présentatrice de télévision et de radio israélienne.

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