Quand l’ancien grand rabbin de Grande-Bretagne rencontra le rabbi

J’ai de nombreuses histoires personnelles sur le Rav Jonathan Sacks, décédé cette semaine. J’ai été reçue chez lui à Londres il y a près d’un an, et nous avons travaillé ensemble sur de nombreux projets, dont un en collaboration avec Ishaï Ribo. Par Sivan Rahav Meir (journaliste)

Il y a beaucoup de choses générales à dire à son sujet – sur sa largeur d’esprit, sur sa manière unique de combiner l’ancien et le moderne, sur le respect qu’il a suscité dans le monde entier pour notre patrimoine juif.

Mais il me semble qu’il n’est pas suffisant de parler du Rav Sacks et de faire son éloge funèbre, à moins que ces paroles ne soient accompagnées de pensées et d’actes de ce que nous devons faire pour honorer la mémoire et l’héritage de grandeur que Rav Sacks nous a laissé.

Il était un jeune étudiant lorsqu’il est entré dans le bureau du Rabbi Loubavitch pour lui poser des questions et lui demander son conseil. Le Rabbi lui a posé des questions en retour : combien d’étudiants juifs y a-t-il sur le campus ? Que fais-tu pour les impliquer davantage dans la vie juive ? Le Rabbi expliqua à l’étudiant Sacks, qui hésitait à choisir entre des études d’économie ou de droit, que le monde juif était en crise et que dans de tels moments, l’ignorance est notre principal ennemi.

Jeune, Jonathan Sacks, n’était pas religieux

En conséquence, il est de son devoir d’aider et d’utiliser ses talents pour étudier et enseigner la Torah. Jonathan Sacks, qui n’était pas religieux, finit par devenir le grand rabbin de Grande-Bretagne et devint également professeur de philosophie et membre de la Chambre des Lords britannique.
«Lorsqu’on place le judaïsme au sommet de nos priorités, on ne perd rien», disait-il.

Pouvons-nous tous être des professeurs, des rabbins ou des Lords ? Non.
Mais chacun de nous peut utiliser ses talents. Tout le monde peut s’imaginer se tenir devant le Rabbi de Loubavitch et devoir répondre à son appel. Lorsqu’une personne dont la mission de vie était de rendre accessible, de diffuser et de faire comprendre la Tora et le judaïsme, décède alors qu’il est au sommet de son pouvoir, un vide se crée. Ce fut également le cas il y a quelques semaines, lorsque le Rav Adin Steinsaltz, le grand commentateur du Talmud, du Hassidisme et de la Bible, est décédé.

Même si nous n’atteignons pas leur rang, on ne peut pas se contenter de pleurer leur décès. Chacun d’entre-nous, à sa manière, là ou il se trouve, avec ses talents, doit répondre à l’appel, essayer de combler le vide qui vient de se créer.

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