« Punition divine » : séismes et tempête de sable en Iran

Au moment où Téhéran menaçait Israël de représailles après les raids de l’Etat Juif sur des cibles iraniennes en Syrie, une série de catastrophes naturelles a frappé l’Iran. Tremblements de terre et tempêtes de sable. Quand les éléments se déchaînent.

C’est à une vitesse de plus de 100 km/h que d’énormes nuages de sables ont enveloppés la ville de Yazd située au centre de l’Iran. Selon les médias locaux, la tempête de sable a fait une dizaine de blessés dans les rues de la ville, bâtie en plein désert.

En Iran, les tempêtes de sable et de poussière sont un problème persistant. Le phénomène ne cesse de s’aggraver. En cause, le changement climatique et la mauvaise gestion des ressources d’eau. L’absence de mesures a transformé des régions entières depuis un demi-siècle.

Au sein de l’opposition iranienne en exil, on a pas hésité à accusé le régime en place. « Rien n’est fait pour l’environnement en Iran. Ces tempêtes, on peut en limiter la puissance et la nuisibilité par des mesures simples. Mais les finances de l’Iran sont investies en vain en Syrie. Considérez ce qui arrive comme une punition divine », a estimé Mehri Fegadi, une fervente militante iranienne réfugiée aux Etats-Unis depuis près de 20 ans.

 

Séismes en série

Mais les tempêtes de sables n’arrivent pas seules. Des tremblements de terre à répétition secouent l’Iran.

Un fort séisme de magnitude 5,9 a frappé jeudi la région de Bouchehr, dans le sud de l’Iran. Il n’y a pas eu de victime. La centrale nucléaire située à proximité de cette ville n’aurait pas été touché. Selon le centre sismologique iranien de l’Université de Téhéran, l’épicentre du séisme, ressenti à 11h04, se trouve dans la région peu habitée de Kaki, à environ 80 kilomètres de la centrale nucléaire de 1.000 mégawatts, la seule que l’Iran possède actuellement.

Un net regain d’activité sismique a été observé depuis début novembre 2017. Plusieurs tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 5  ont frappé l’Iran.

Au début du mois d’avril, au moins 20 personnes ont été blessées dans un séisme de magnitude 5,3 qui a frappé la province iranienne de Kermanshah à la frontière avec l’Irak.

Le 20 décembre, une femme et une fillette sont mortes dans un mouvement de panique provoqué par un séisme de magnitude 5,2 ressenti à Téhéran, mégalopole de 8,5 millions d’habitants. Le tremblement de terre n’avait fait aucun dégât important.

Le 12 novembre dernier, un séisme de magnitude 7,3 a fait 620 morts et plus de 12.000 blessés dans la province de Kermanshah (ouest), ainsi que huit morts en Irak.

 

David Sebban

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l'actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

6 pensées sur “« Punition divine » : séismes et tempête de sable en Iran

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    23 avril 2018 à 12 h 28 min
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    j’aurai pu comprendre (sans accepter) un point d’interrogation au titre de votre article quasi blasphématoire.
    Dieu ne peut pas punir. Inutile de continuer, votre obscurantisme vous empêcherait de comprendre.

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      26 avril 2018 à 14 h 08 min
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      personnellement le blasphème ne me dérange pas, et c’est jusqu’à la notion de cette chose que l’on appelle « dieu » qui m’est totalement étrangère, mais je n’en ai pas moins été très choqué par le titre.
      Supposons que « dieu » puisse punir : se tournerait-il contre des civils qui n’ont commis que le crime d’être nés (j’emploie ici à dessein l’expression de Mauriac à propos du peuple juif) ?
      C’est vraiment, que les mots n’ont plus aucun sens, lorsqu’un site communautaire en arrive à écrire de pareilles choses

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    13 mai 2018 à 13 h 36 min
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    Le « crime d’être nés », dans une génération où 99,99% de la population mondiale est issue de guilgoulim…

    Bien sûr qu’Il punit puisqu’Il est justice dans l’intérêt de l’Homme.

    Si ça peut leur éviter un peu d’enfer !

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    13 mai 2018 à 13 h 38 min
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    … N’empêche qu’Il entend plutôt bien la téfila, c’est rassurirant.

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    13 mai 2018 à 13 h 42 min
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    Pas la meilleure solution d’ailleurs, le guilgoul : on risque toujours de re-fauter un petit peu…

    Les forces armées iraniennes peuvent aussi compter sur le corps appelé Niruyeh Moghavemat Basij (littéralement « Force de Mobilisation de la résistance »), une force d’intervention populaire rapide composée de volontaires (comparable à une milice civile). Les Basij ont été initialement créés pour permettre l’envoi de forces sur le front lors de la guerre Iran-Irak ; aujourd’hui, leur rôle est de faire respecter les préceptes islamiques. Ils comptent également des unités spéciales anti-émeutes et une forte présence dans les universités et parmi les étudiants. Leur nombre est difficile à estimer, entre 11 millions selon leur commandant, et 400 000 à un million selon d’autres sources.

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