Procès Merah : Samuel Sandler, père et grand-père de victimes, sera présent

Samuel Sandler a perdu un fils et deux petits-enfants dans la tuerie de l’école juive Ozar-Hatorah. Chaque imprécision sur les circonstances de la mort de son fils et de ses deux petits-fils, tués le 19 mars 2012 avec leur petite cousine Myriam Monsonégo, 8 ans, devant l’école juive Ozar-Hatorah à Toulouse par celui qu’il appelle «l’assassin», le fait souffrir. «Je le prive de nom comme il nous a privés de vie», dit Samuel Sandler. Le père de Jonathan, 30 ans, grand-père d’Arieh, 5 ans, et de Gabriel, 3 ans, précise : «Ils étaient devant le collège Ozar-Hatorah. Ils attendaient la navette pour aller à l’école primaire… Ils n’étaient pas un prof et ses élèves comme je l’entends dire à tort.»

Du procès, Samuel Sandler n’attend rien. Il ira «par devoir de mémoire».LP/ PASCALE ÉGRÉ

L’homme, brisé par un chagrin qu’il tait avec pudeur, ne vit plus qu’avec ce but : «Faire vivre leur souvenir.» Du procès qui s’ouvre ce lundi, du coup, il n’attend «rien». «A la justice de faire son travail», balaye-t-il. Alors il s’y rendra, oui, mais mû par le seul «devoir de mémoire» à l’égard des siens.1 Lire la suite sur tel-avivre.com