Pourquoi Benyamin Netanyahou opte pour une augmentation du déficit ?

L’économie n’est pas une fatalité mais doit dans ses équilibres nous donner une juste vision de la politique du gouvernement. Quand la majorité au pouvoir favorise une augmentation du budget de la Défense de six milliards de Shekel au détriment des autres domaines presque aussi essentiels que l’Education, le Bien-être social ou les Infrastructures, il fait un choix de société ou un choix politique ?

« Les domaines sociaux sont les mécanismes de la société ! »

« Le gouvernement Netanyahou a choisi la sécurité du pays, c’est bien, c’est rassurant, mais il devait faire un effort pour les gens qui ont de faibles revenus, ou pour l’éducation qui est pressurisée et a besoin d’une attention particulière, parce qu’il en va de l’avenir de nos enfants. Tant qu’à accepter un déficit, qui va quand même atteindre les 3,4%, il fallait partager cette augmentation du budget entre tous les domaines qui sont les mécanismes sociaux d’Israël, » déclare Bougie Herzog, le secrétaire du Parti travailliste interrogé par Kol Israël.

« Pourquoi Eilat plus que Tibériade ? »

« L’augmentation du budget aurait pu avoir une autre contrepartie que le déficit, » affirme pour sa part Amit Benbassat, économiste et chercheur informatique, interrogé sur le même média. « On aurait pu, sans augmenter les impôts de la classe moyenne, supprimer les crédits d’impôt dont bénéficient quatre des plus grosses sociétés israéliennes, dont Teva, par exemple ; ou supprimer l’exonération de TVA dont bénéficie Eilat. Pourquoi Eilat plus que Métula ou Tibériade ? On aurait pu ainsi récolter cinq milliards de shekels sans augmenter le déficit ! »

« Il a piégé le ministre du Trésor »

« Je crois, mais je n’en suis pas complètement sûr, que Netanyahou, qui reste un animal politique de grande force, a ainsi piégé le Ministre du Trésor Yaïr Lapid, en l’enfermant dans un cycle de déséquilibre budgétaire qui sera sa perte politique. Enfin, l’homme qui a redressé l’économie du pays alors qu’il était ministre des Finances de Sharon, aurait accepté un déficit de 3,4% alors que l’ex gouverneur de la banque d’Israël, pour qui il avait une grande admiration, lui avait bien spécifié de ne pas dépasser les 2,5%  en 2013 ? Ce choix du Premier ministre cache quelque chose mais ce que j’avance est de la pure spéculation, ironise Yoav Krakovski, un commentateur politique ! »

 

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