Pourquoi Liberman ne parle pas de “victoire” sur le Hamas?©

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a l’air fort quand il parle d’une «opération militaire» à Gaza et du «coup le plus dur» infligé au Hamas.
Ses paroles alimentent le fantasme selon lequel la violence du Hamas, telle que les roquettes et les engins incendiaires, disparaîtrait si seulement l’armée israélienne déclenchait sa pleine puissance militaire.
Le lancement palestinien de deux puissantes roquettes Grad mercredi matin – une qui a touché une maison dans la ville de Beersheba, dans le sud du pays, et une autre, en direct de l’agglomération de Tel Aviv,  qui a atterri près de la côte, dans le centre du pays – semblait presque être un prétexte suffisant pour stimuler Liberman.
Le député Michael Oren (Kulanu), ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis, a rapidement constaté que le Hamas exploite le refus d’Israël de se livrer à une guerre totale, du genre qui mènerait à la victoire.
Liberman n’a même pas utilisé ce mot, ni fait référence à un cessez-le-feu, sans parler d’aboutir à la paix.
Sa meilleure évaluation du résultat d’une opération militaire était de restaurer le calme pendant quatre à cinq ans, pas même une décennie. Le discours de faucon proposant l’entrée en guerre, prononcé par Liberman, ne comprend aucune stratégie pour mettre fin à la menace du Hamas, mais plutôt une évaluation du bourbier dans lequel se trouve la politique d’Israël vis-à-vis du Hamas et de la bande de Gaza en général.
C’est un bourbier nourri par les menaces existentielles perçues, liées aux conditions les plus élémentaires de toute forme de cessez-le-feu. C’est pour cette raison que les armes de la dernière guerre se sont tues sans aucun accord de cessez-le-feu formel.
Israël et le Hamas recherchaient alors tous les deux à rétablir le calme, mais ils ne pouvaient tout simplement pas se mettre d’accord sur les conditions d’une telle cessation des hostilités, s’installant au lieu de cela, dans une une série d’ententes minimales.
L’armée israélienne est probablement assez forte pour vaincre le Hamas et si nécessaire réoccuper la bande de Gaza, qui était sous son contrôle militaire de 1967 à 2005. Lire la suite sur jforum.fr