Pourquoi en Israël, les Séfarades pourtant majoritaires, passent au second plan ?

 

Depuis les premières années de l’Etat d’Israël, le public Ashkénaze, originaire des pays européens avec tout son développement culturel, s’est senti supérieur aux immigrés des pays arabes, qui lui semblaient primitifs. Si bien que dans le pire des cas, il les réprima, les humilia et les exploita, et dans le meilleur des cas, il développa une attitude paternaliste à leur égard et mis en place un système de colonisation des membres de ces communautés, tout comme les Français et les Anglais l’avaient fait envers les tribus sous-développées en Afrique, épris de désir sincère de les faire parvenir à la « culture éclairée » européenne pour leur plus grand profit . Par Yossef Ben Shoushan.

C’est exactement ainsi que les « bons Ashkénazes » ont agi pour reformater les Séfarades, et leur inculquer les valeurs éclairées issues des usines culturelles européennes. Et c’est ainsi que la société israélienne s’est développée en deux secteurs: l’un – les maîtres du pays, et l’autre – les citoyens de deuxième classe qui nécessitent un certain développement.

La chose la plus terrible est que les Séfarades sont entrés dans ce jeu et ont développé un complexe d’infériorité à l’égard des « maîtres des lieux », convaincus qu’ils étaient inférieurs dans leurs capacités intellectuelles, organisationnelles, etc…

Maintenant que 70 ans se sont écoulés depuis la création de l’État, et que ces concepts ne passent plus l’écran, on essaie de les balayer sous le tapis, mais les relents de cette saleté se font toujours sentir. Ceci est déguisé au moyen de « cosmétiques », mais il y a quand même encore des « éclairés » qui n’ont pas honte d’écrire des articles pseudo-scientifiques sur l’infériorité cognitive de ce public de seconde classe.

Les Séfarades en France

Pour  réfuter ces sombres théories au contenu raciste, il suffit de s’intéresser à ce qui s’est passé, par exemple, avec les juifs Séfarades qui,  au lieu d’immigrer en Israël, sont arrivés en France. Ils occupent des postes très élevés dans la sociétés : scientifiques de renommée mondiale, grands philosophes, directeurs de département dans les hôpitaux les plus renommés, ministres, hommes d’affaires brillants et aussi bien sûr, des rabbins très érudits en Torah et remarquables par leur grandeur d’esprit.

Il convient de noter que la communauté juive de France, qui est en très grande majorité séfarade, est une communauté qui se caractérise par une forte unité entre tous les groupes: religieux et non religieux, ashkénazes et séfarades, etc. Il y règne aussi une merveilleuse harmonie entre intellectualisme et simplicité. Par conséquent, les français d’Israël sont aujourd’hui les plus appropriés pour apprendre à la société israélienne comment réaliser l’unité profonde entre les différents groupes et courants  au profit de l’Etat d’Israël.

Deguel Yerouchalyim

À la lumière de cette analyse, je ressens le besoin ardent d’agir pour une réparation historique de cette  faiblesse par la création du mouvement « Deguel Yerouchalyim » (=l’étendard de Jérusalem) qui honorera particulièrement Jérusalem la ville sainte, « qui n’a pas été partagée entres les  tribus et qui fait de tout Israël des amis ».

L’objectif essentiel de la création de ce mouvement consiste à amener les deux cotés à un examen de conscience qui suscitera un réel repentir et un pardon profond. Nous pourrons  ainsi tous agir ensemble avec amour et foi pour le renforcement de l’État d’Israël afin qu’il puisse concrétiser ses objectifs suprêmes.

Inscrivez-vous dès aujourd’hui gratuitement au mouvement « Déguèl Yeroushalayim », en cliquant ici .

Ensemble, nous ajouterons de la puissance à l’État d’Israël!

Yossef Ben Shoushan

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8 pensées sur “Pourquoi en Israël, les Séfarades pourtant majoritaires, passent au second plan ?

  • 3 janvier 2019 à 6:06
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    Vous pensez créer un mouvement sur cette vieille rancune ? C’est mal parti !

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  • 3 janvier 2019 à 6:32
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    C’est vrai et regrettable mais c’est vieux, aujourd’hui cette gueguerre ashkenazes sefardes n’existe pratiquement plus chez nos enfants nés en Israël.

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  • 3 janvier 2019 à 7:36
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    Je suis ashkenazes et tous mes amis sont sefarades et ont mieux reussi que moi. Je ne suis pas un exemple bien sur mais j’ai le sentiment que vous renouvelez la même erreur que le parti Shass en voulant monter un mouvement sectoriel qui ne durera pas car dépassé. J’ai aimé la fin de votre article.

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    • 3 janvier 2019 à 7:48
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      Le Rav Ovadia YOSSEF (Zatsal), la Lumiere de notre generation avait cree le Shass, sur le conseil, entre autres, du Rav Mann SHAKH (Ashkenaze). Et le parti Sepharade, le Shass a fait de tres grandes choses en Israel, notamment il a tout fait, pour remettre, la Torah Orale qui s’est developpee a Babel (le Talmud babli, en Irak, on ne peut pas etre plus sepharade !) dans son Ecrin. Et Deguel Yeroushalaim, inscrit son action, dans la poursuite de cette ligne de pensee, souhaitons lui le plus grand succes !

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  • 3 janvier 2019 à 10:31
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    Degel Yerushalaim inspiré du movement crée par le Rav Kook???

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  • 5 janvier 2019 à 6:27
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    Combat de vieille garde, complètement dépassé

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  • 5 janvier 2019 à 7:47
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    A Reuven R. Nahum
    Je ne sais pas ce que fait de remarquable la partie Shas. En tout cas le fait qu’il ait élu à sa tête un ancien repris de justice à nouveau soupçonné de malfaçons, ne m’invite pas à le laisser représenter le sépharade que je suis. Un peu de pudeur tout de même !

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  • 17 janvier 2019 à 1:51
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    Aujourd’hui, parmi les Sabras, il est devenu difficile de dire qui est Sépharade et qui est Aschkénaze.

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