Pour la première fois réunis en Israël – L’histoire d’une émotion partagée

Réunir Brassens, Moustaki, Barbara, Brel et Gainsbourg sur scene: voila le pari qu’Itshak Attia a décidé de relever. Ce reve s’est concrétisé par la réunion de sept artistes, musiciens et chanteurs, Isaac Attia, Deborah Benasouli, Orlika, Maurice Benghozi, Yves Galula, Israel Gatterer et Yakov Muravin. Ils nous font partager leur passion commune pour la chanson française et mêlent leurs horizons musicaux et leur univers poétiques pour un spectacle hors norme. Ensemble ils s’apprêtent à vivre une expérience inédite et à la partager avec le public en Israël. Le spectacle des  »Grands noms de la chanson française » est né au carrefour des rencontres et de l’émotion, à l’intersection entre la poésie et la mélodie.

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Il était une fois…

L’histoire se déroule en Israël, aux alentours de la ville Sainte, Jérusalem. Isaac Attia, docteur en lettres et historien, journaliste et éditeur, décide de laisser sa passion s’exprimer. Ce  »feu sacré », comme il le décrit, c’est celui qui l’attire vers l’univers et la poésie de Georges Brassens. Il met en avant ses talents de musicien et de chanteur et pendant l’année 2016 monte sur scène dans plusieurs villes du pays avec son spectacle  »attia chante brassens ». Il a permis aux israéliens francophones de retrouver un pan de leur culture oubliée et aux israéliens non-francophones de découvrir la musicalité, l’émotion et la fraîcheur propres à la chanson française. Une performance saluée unanimement par le public et par les médias.

Pour la suite, laissons-le raconter: « Lorsque j’ai tourné, en Israël, mon récital sur Brassens, j’ai eu la chance de rencontrer la fille de Jacques Canetti, l’homme qui a fait découvrir Brassens au grand public,  mais également presque tous les grands de la chanson française : Brel, Gainsbourg, Nougaro, Higelin, etc. En parlant avec elle j’ai appris un tas d’anecdotes sur Brassens, mais je me suis aussi rendu compte qu’il existait une parenté très forte entre tous ces artistes qui ont éclos pratiquement en même temps. Cela m’a donné l’envie de monter un spectacle recréant cette rencontre magique, un peu comme s’ils étaient tous réunis sur une même scène pour un concert unique ».

Et Maurice, Deborah, Orlika, Israël, Yves et Yakov sont arrivés

Isaac a alors entamé la réalisation de ce projet et lors de ses pérégrinations, il a eu la chance de rencontrer des artistes, eux aussi animés par ce  »feu sacré ».

Maurice Benghozi, c’est l’univers de Gainsbourg qui l’a toujours séduit.  »Son génie, ses mélodies, ses paroles et peut-être aussi le fait qu’il soit juif, tout cela a fait que Serge Gainsbourg est mon artiste préféré ».  C’est en accompagnant au piano le comédien Gabriel Villa sur un spectacle dédié à Prévert, que l’envie de réinterpréter Gainsbourg lui est venue. Il a eu le privilège de chanter ce grand auteur sur scène, sur la Côte d’Azur dans plusieurs spectacles consacrés à la chanson française.  »La scène me procure un sentiment très agréable. J’ai été enthousiasmé par l’idée d’Isaac de faire se rencontrer plusieurs univers qui finalement se rejoignent à travers des textes très forts et de très belles mélodies. Que ce spectacle soit en Israël, c’est pour moi une suite logique de ce que je faisais en France. Ce sera un beau rassemblement de chanteurs qui ont une époque et la beauté de la plume en commun ».

Avec Orlika, Isaac est entré dans le monde de Moustaki. Cette artiste franco-israélienne a été fortement marquée par sa rencontre avec cet autre Georges.  »J’ai chanté avec lui en français et en hébreu! Nous avions prévu de poursuivre notre collaboration, mais malheureusement cela n’a jamais pu se concrétiser ». D’une mère israélienne et d’un père français, Orlika a toujours baigné dans les deux mondes musicaux. Elle chante les auteurs français en hébreu et les auteurs israéliens en français.  »La musique traverse les esprits, quand les textes sont forts, chacun y entend un appel ».

Deborah Benasouli, quant à elle, chante Barbara et le public a déjà été emballé par son récital précédent.  »Ce qui m’a attirée dans le projet d’Isaac, c’est qu’il réunit tous les grands chanteurs que j’aime. Moi qui suis une passionnée de Barbara, je vais pouvoir, lors de ce spectacle chanter des chansons que je n’avais pas pu interpréter lors de  »Deborah chante Barbara ». Je prends tellement de plaisir à chanter ses textes magnifiques, que je ne pouvais que m’embarquer dans cette aventure ».

Ils vécurent heureux et touchèrent un large public

Tous les artistes du projet des  »Grands noms de la chanson française » ne cachent pas leur enthousiasme. Leur mot d’ordre n’est certainement pas d’imiter ces  »grands noms » mais bien, comme ils le disent tous de  »les servir ». Chaque chanteur et chanteuse montera sur scène avec sa personnalité et donnera ce qu’elle a de plus fort pour faire vivre sur scène ces artistes défunts.  »Nous sommes reconnaissants de ce que ces chanteurs nous ont apporté. Mais nous ne cherchons pas à nous grimer, nous sommes nous-mêmes, nous interprétons et c’est notre plus bel hommage », précise Deborah.

L’accompagnement musical en dit long sur cet état d’esprit: le piano (Yakov Muravin), la basse (Yves Galula) et le violon (Israël Gatterer) pour la touche juive et romantique, un tout sobre et qui, lui aussi; sert les textes et les musiques. Si Maurice Benghozi y voit « le spectacle le plus intime de sa carrière », ce n’est pas pour rien.

Isaac, Deborah, Maurice, Orlika, Yves, Yakov et Israël, espèrent toucher leur public, qu’ils veulent diversifié.  »La force de ces artistes », nous dit Deborah,  »c’est qu’ils sont intemporels, intergénérationnels ». Orlika sait que le public israélien demande de la grande chanson française et Maurice se dit qu’ils arriveront à faire chanter ce public sur des airs connus et sur ceux qu’ils leur feront découvrir ce soir-là.

Le Happy End, celui qui clôture cette belle histoire de rencontres et de passions poussées jusqu’à leur concrétisation, vous le découvrirez lors des représentations du spectacle  »Les Grands noms de la chanson française », dans tout Israël.

Dim 11.06, Natanya, Eichal Hatarbout, Kiryat Hasharon, 20h30

Jeu 22.06, Jérusalem, Théâtre Gérard Bahar, 20h30

Mar 27.06, Tel Aviv, Merkaz Hamusica Haironi, 20h30

Réservations: 07 32 76 72 46

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source : Telavivre