Pologne : des semelles de chaussures fabriquées avec un Sefer Thora

 

Pologne 1940: Anticipant leur arrestation et leur envoi vers les camps de la mort, des Juifs polonais déposent un Sefer Torah chez leurs voisins. Ils ne reviendront jamais chercher leur bien.

Il y a 5 ans de cela, des étudiants de l’université de Varsovie frappent à la porte de la famille Varovlasky (photo du haut). C’est un des couples les plus âgés de la région. Ils viennent glaner des renseignements sur les pierres tombales éparpillées dans la région. Ce sont les seuls vestiges de la présence juive d’avant la seconde guerre mondiale. A leur grand étonnement, madame Varovlaski sort de dessous le salon, un sefer Torah enveloppé dans du papier craft.

Les étudiants découvrent alors que ce sont les parents de monsieur Varovlaski qui ont reçu le Sefer Torah des mains d’une famille juive peu avant leur arrestation. Le couple a avoué très gêné, que ne se doutant pas de la sainteté du parchemin pour les juifs. Aussi, ils l’ont utilisé à des fins personnelles peu respectables. « Bien redécoupé, ce parchemin à fait d’excellentes semelles pour nos chaussures », à lancé le chef de famille.

Ils ont été très surpris quand ils m’ont vu embrasser le Sefer

Le projet de recherche des stèles juives, est à l’initiative de l’organisation « Mima’amakim ». Son directeur, Johnny Daniels, ajoute que la famille juive avait demandé aux parents de monsieur Varovlaski, s’il elle ne revenaient pas, de remettre le Sefer Thora à un juif. « Ils ont été très surpris quand ils m’ont vu embrasser le Sefer. Ils ne connaissaient pas l’importance d’un tel objet aux yeux des Juifs. Le couple nous a aussi déclaré l’amour qu’ils ressentent envers l’état hébreu. Ils ont facilement accepté de nous remettre le rouleau ».

L’organisation s’est employé à remplacer les pages manquantes et à restaurer le Sefer Tora. « L’inauguration s’est tenue en présence de rescapés de la Shoah qui ont été invités à écrire les dernières lettres. Ces rouleaux de la Thora se trouvent depuis, dans la synagogue du parlement israélien à Jérusalem.

Suite à cette découverte, « Mima’amakim » a reçu d’autres appels de citoyens polonais détenteurs présumés d’autres Sifre Torah.

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