La Pologne et le commerce des camps de la mort

Si nous avions douté, ne serait-ce qu’un instant, de la non-évolution du caractère antisémite des Polonais, nous serions totalement rassurés. Ils nous vomissent tout autant qu’autrefois. Si ce n’est que désormais ils ne peuvent faire autrement que d’y mettre quelque peu les formes…

Encore que…Monter un commerce issu en droite ligne des horreurs de la guerre et des camps de la mort, si elle en est une des suites logiques, n’est vraiment pas du meilleur effet ! Je ne ferai à personne l’offense de penser qu’il lui serait nécessaire de recevoir explications quant aux développements multiples et variés de cette forme de tourisme-business si particulier…

Question de sensibilité.

Et l’Histoire avec un grand H s’en est chargée au premier jour. Mais comment en sont-ils arrivés là ?

Partant de la constatation que les Juifs ont un problème avec leur devoir de mémoire, inspirés par le succès des camps de camping, les Polonais, avec la constante cruauté qui est la leur,  se sont spécialisés dans l’exploitation des anciens camps de Travail. Des camps de la Mort !

Chacun sait qu’il existe différentes formes de tourisme plus ou moins répréhensibles. Des offres qui ne proposent pas forcément d’aller à la découverte de beaux paysages. Mais en arriver à faire florès avec le malheur que l’on a soi-même provoqué c’est carrément renouveler l’abject. Ils disculpent l’obscène !

Se pose alors, pis que le problème de l’œuf et la poule. Le plus atroce des dilemmes pour tout juif concerné par Le voyage: Comment perpétrer le devoir de mémoire envers nos pères et mères morts de faim pendant la Shoah, sans nourrir leurs assassins. Sans leur payer une rente ad vitam aeternam !

Ne reste qu’interrogation essentielle sans bonne réelle réponse. Elle sème, en cette période de vacances d’été, la discorde dans des familles déjà traumatisées par l’holocauste des leurs. Aller ou ne pas aller « Là-bas ». Les Polonais sont toujours aussi antisémites.  Ils ont le talent de faire éditer des tarifs et des séjours promotionnels d’une beaucoup trop longue semaine. La pension complète est comprise cette fois-ci mais à quel prix !

Qui et comment ?

Comment expliquer aux jeunes de la troisième génération qui ont le mérite de vouloir « savoir » qu’il leur sera impossible d’imaginer l’inimaginable.

Comment leur faire prendre conscience qu’ils arriveront « Là-bas », dans ces camps de la mort bien nourris. Ils seront confortablement vêtus, venus en simple visiteur, billet d’avion en poche pour s’en aller quand ils l’auront décidé.

Qui peut leur faire prendre conscience que cela risque de modifier quelque peu la donne initiale ?

Comment leur faire prendre conscience que, « Là-bas », la nature a repris ses droits. Elle a effacé toute trace des horreurs du passé comme vent frais en lieux et place d’odeur de chair brûlée. Les parterres sont ratissés avec soins chaque jour sur ce qui était une montagne de cadavres putrides ?

Comment leur faire prendre conscience que « Là-bas » n’est plus rien d’autre qu’un musée. Musée pour musée ils feraient mieux d’aller en Israël, « visiter » Yad Vashem.

Comment leur faire prendre conscience que pour certains de leurs parents, nouveaux israéliens, « aller « Là-bas » , envoyer son rejeton « Là-bas » représente parfois plus d’un mois de salaire ?

Qui peut leur faire admettre que huit jours passés en tête à tête avec la mort, n’est qu’un moyen de faire sonner le trébuchet encore et encore.

Comment leur faire prendre conscience que « Là-bas », ( pas plus que nulle part au monde), jamais ils ne pourront ressentir au fin fond de leur chair. Le froid, la faim, la peur, l’horreur, la faim, les cris, les coups, les numéros tatoués sur l’avant-bras pour toute identité, la haine, la faim, la torture, le travail forcé, les typhus & Cie, la déshumanisation, les sélections, les chambres  à gaz, la faim, la faim, la faim… Une fin à en crever …

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

4 pensées sur “La Pologne et le commerce des camps de la mort

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    6 juillet 2017 à 5 h 47 min
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    Mais enfin, de quoi parlez-vous dans cet article – pas particulièrement bien écrit, au regret de vous le dire -, Madame ?
    Des faits précis s’il vous plaît, si vous en avez.
    Qui
    Quoi
    Quand

    Comment
    Pourquoi
    La base du journalisme…

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    6 juillet 2017 à 16 h 27 min
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    La Pologne est un pays ou le zloty est égal au shekel + – , si les séjours coutent aussi cher aux parents ou en général aux israéliens qui partent en voyage organisé, c’est tout simplement que les prestataires se baffrent ils ont plus de 50 % marge facile. Un guide avec une voiture en galicie coute 550 shekel par jour, l hotel le plus cher de warsze coute 800 shekel la nuit en BB, un guide avec transfert de waw + jours de visite 190 €, un taxi pour l’aéroport 50 shekel de varsovie , 80 shekel de kracovie, un vol intérieur entre 30 à 50 €, un repas kasher à varsovie 40 shekel le plat. Un hotel 3 étoiles à Tarnow junior suite 170 Shekel 3 personnes. Ce qui coute cher en Pologne c’est la sécurité imposé aux groupes juifs et un guide juif. J’étais 2 fois en Pologne 2015 et 2016 , toujours en kippa, j’ai sonné le choffar dans plusieurs anciennes synagogues en ellul 2016, je n’ai pas une fois vue ou entendu zyedow de cholera ( Sale J). J’ai vu des polonais nettoyer gratuitement les tombes de notre famille dans un petit village à côté d’Auschwitz sans vouloir prendre un centime. il est évident que nous devons prendre des guides polonais pour encadrer les notres, avec eux il est plus facile de demander beaucoup de chôses. Je ne vais pas m’installer en Pologne ou il difficile d’avoir un minyan chaque jour même dans les grandes villes, nous avons avec eux un lourd contentieux , de plus nos biens n’ont jamais été restitué en grosse partie ( 80%) et cela est anormal. Notre guide en pologne a retrouvé tous les dossiers scolaire de mon grand Père , frêres et soeurs et cousins dans un village 2000 habitants près de Tarnow entre 1900 et 1915 il y a de cela un mois.

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    6 juillet 2017 à 19 h 37 min
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    Merci joselito pour ce témoignage.
    Voilà qui évitera à Mme Landerer d’écrire des énormités comme « les Polonais, avec la constante cruauté qui est la leur, se sont spécialisés dans l’exploitation des anciens camps de Travail ».
    Et D’ sait que je ne suis pas naïf sur la persistance de l’antisémitisme en Pologne, le frère de mon oncle a été tué dans le pogrom de Kielce, en 1946…

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    10 juillet 2017 à 11 h 13 min
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    Un historien polonais de premier plan a présenté des preuves sur le meurtre répandu des juifs polonais qui fuyaient les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, touchant un nerf cru dans un pays qui s’attache a comprendre toujours à son rôle pendant l’Holocauste. En lançant la version anglaise de son livre de 2011, “Such a Beautiful Sunny Day,” Barbara Engelking détaille des dizaines de cas de polonais du quotidiens violant les femmes juives et condamnant les juifs à mort avec des haches, des pelles et des roches. Le livre, qui est sorti en polonais sous le gouvernement précédent, tire son titre des dernières paroles d’un Juif plaidant avec des paysans pour épargner sa vie avant d’être battu a mort. Il offre un grave acte d’accusation de complicité polonaise qui atteindra un public beaucoup plus large.

    « La responsabilité de l’extermination des juifs en Europe est à la charge de l’Allemagne nazie », écrit-elle. « Paysans polonais étaient volontaires dans le domaine et l’accomplissement du meurtre des Juifs. »

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