Peut-on envisager des échanges d’Israël avec les puissances arabes voisines?

Le P’tit Hebdo: Avoir créé Cukierman & Co. Investment House Ltd. était-il pour vous une forme de sionisme?

Edouard Cukierman: Je suis né en France d’un père français (Roger Cukierman, ancien Président du CRIF et cadre dans le groupe Edmond de Rotschild, ndlr) et d’une mère israélienne. Tous les étés, nous venions en Israël. A 18 ans, c’est donc par sionisme que j’ai fait mon alya. J’avais d’abord comme idée de rentrer à l’armée. Finalement, le programme a été un peu modifié: j’ai d’abord étudié au Technion puis j’ai effectué mon service militaire. Je suis officier de réserve dans l’unité des négociations en situation de crise et pendant longtemps j’ai été porte-parole de l’armée pour les médias francophones.

Souvent, on pense que j’ai créé Cukierman & Co. Investment House Ltd., pour suivre les traces de mon père. Mais en réalité, gérer un fonds d’investissement comporte une part de risque qui n’existe pas dans les métiers de banquiers. Il n’est pas facile de lever de l’argent pour des sociétés israéliennes. La création de cette société était, en effet, un choix de vie, un choix sioniste. Elle me permet d’agir pour que les entreprises israéliennes se développent au niveau international. Israël étant un petit marché, les entreprises sont toujours intéressées par l’établissement de relations avec des partenaires internationaux.Lire la suite sur israelvalley.com