Pascal Bruckner dénonce le développement de l’antisémitisme dans les banlieues

Interrogé par le Figaro, M. Bruckner dénonce des faits troublants dans les banlieues françaises…

« Qu’est-ce que l’affaire Mehdi Meklat dit aussi du développement de l’antisémitisme, de l’homophobie et de la misogynie en France?

Il faut relier cette affaire aux propos de la sociologue Nacira Guénif, qui a témoigné lors du procès contre Georges Bensoussan, auteur des Territoires perdus de la République et aujourd’hui d’Une France soumise, accusé d’islamophobie pour avoir pointé l’antisémitisme qui existe au sein de la communauté musulmane. Alors que Georges Bensoussan expliquait notamment le développement de l’expression «espèce de Juif, mes excuses», Nacira Guénif a expliqué que ce propos, souvent employé en arabe, «est passé dans le langage courant et ne signifie pas la haine des Juifs (…) C’est une expression figée qui fait partie du langage courant. Déshistoriciser des expressions, dit-elle c’est essentialiser». Vous avez bien lu, ne tombez pas de votre chaise. Traiter quelqu’un d’«espèce de Juif», c’est l’équivalent de «passe-moi le sel»! On veut désamorcer la violence des kids des banlieues en faisant de celle-ci l’expression d’une minorité oppressée. On oublie au passage qu’il y a aujourd’hui une proportion non négligeable des membres de la communauté musulmane pour qui l’homophobie, l’antisémitisme et la misogynie font partie de leur bagage culturel. C’est ce qu’il ne faut pas dire aujourd’hui. Georges Bensoussan a été condamné pour cela, au nom de l’islamophobie, devenue crime de lèse-majesté. »

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