Paris ou Berlin : la Shoah devient un art populaire et léger . Par Bely

Devoir de mémoire, garder le souvenir de la Shoah. Devoir de garder le souvenir du passé. Passé révolu. Mais pas seulement : devoir d’ouvrir les yeux : la bête immonde n’est pas morte, elle est revenue, elle est parmi nous !

Et le ver comme à son habitude, de ronger et pourrir le fruit de l’intérieur !

Deux exemples :

L’un au Mémorial de la Shoah de Paris, l’autre au  Mémorial de la Shoah de Berlin.

–           Le Mémorial de la Shoah de Paris expose jusqu’à la fin du mois d’octobre 2017, ses bandes dessinées, une bonne (ou mauvaise) initiative que de vouloir « présenter une exposition sur la représentation de l’holocauste par le truchement de la bande dessinée pour faire léger » !

De l’art populaire pour traduire l’indicible en images, se gargarise Didier Pasamonick, commissaire de l’exposition…

Ce serait éventuellement acceptable s’il s’agissait de témoins du style de David Olère, qui a peint tableaux, affiches et autres supports, autant de transcriptions d’un vécu atroce…

« Même si en termes de représentation, on est dans une narration proche de la bande dessinée », insiste le commissaire qui argumente : « Les premières représentations graphiques s’apparentent à ces comics d’épouvante avec leurs super-héros . Car…, Ce qui fonctionne bien ce sont les histoires d’horreur. La représentation du nazisme n’a rien d’historique, ( !) , conclut-il, on est encore dans le domaine du fantasme.

Fantasmer sur les camps de la mort ?

Faire du léger-léger avec du sordide ?

Aller plus loin encore : défendre l’idée d’une bande dessinée avec dialogue au «  second degré », un vieux pépé racontant à ses petits-enfants, conquis, combien les Juifs étaient néfastes et combien lui, à la Libération, a eu à souffrir de leur vindicte, condamné à l’exil alors qu’il s’était contenté de les envoyer «par trains entiers dans leurs pays d’origine», où «on les a mis dans des camps pour les épouiller» ; et les enfants de conclure avec enthousiasme: «Quand je serai grand je tuerai les Juifs»….

Est-ce vraiment la meilleure réponse à apporter pour remplir ce devoir de mémoire que nous devons à nos ainés assassinés par les nazis…?

Yolo2

–           Mémorial de la Shoah de Berlin….

Autre lieu, même perspective.

Si ce n’est qu’en Allemagne, un artiste israélien monte au créneau et donne comme nom à son « coup de gueule » :  « Yolocaust », une contraction des mots Holocauste et de l’acronyme anglais « yolo » (« You only live once », « On ne vit qu’une fois »).

Shahak Shapira, artiste et écrivain satirique de 28 ans, vivant en Allemagne a lancé sur internet une campagne de photomontages choc pour dénoncer la mode qui consiste à prendre des selfies tout sourire au mémorial de l’Holocauste de Berlin.

Sur son site internet, on peut voir une galerie de ces clichés postés, sur les réseaux sociaux : une jeune fille faisant du yoga, une autre prenant une pose langoureuse ou un homme jonglant au milieu des imposantes dalles grises érigées à la mémoire des plus de six millions de Juifs assassinés pendant la deuxième guerre mondiale.

Et lorsque l’on passe sa souris sur ces images, le fond change pour laisser apparaître des photos prises dans les camps d’extermination. Résultat : les héros des clichés se retrouvent en train de piétiner des piles de cadavres ou devant des déportés décharnés.

Yolo

L’artiste revendique vouloir faire « honte » aux personnes qui figurent sur les photos et propose à ceux qui auraient des remords d’envoyer une demande de « désabrutisation » pour que leur photo soit retirée du site.

Attitude parfaitement en accord avec lui-même, Shahak Shapira est le petit-fils d’Amitzur Shapira, l’un des onze Israéliens assassinés aux Jeux olympiques de 1972 par un commando de militants palestiniens. Tandis que son autre grand-père est un rescapé de la Shoah.

Paris, Berlin !

Non vraiment…

De la même façon que l’on ne peut partager le pain avec n’importe qui, on ne peut rire de n’importe quoi !

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

6 pensées sur “Paris ou Berlin : la Shoah devient un art populaire et léger . Par Bely

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    22 janvier 2017 à 11 h 53 min
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    Bande dencules je vous souhaite autant de soufrance…..

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      22 janvier 2017 à 12 h 29 min
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      et on lui a laissé faire cette photo??????

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    22 janvier 2017 à 12 h 36 min
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    Bande de chiens que vous êtes d ieux vous punira tot oi tard

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    22 janvier 2017 à 13 h 56 min
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    ….on ne se moque pas des morts

    Ceux qui font ça sont des diables dans leur coeur .

    Non non rién ne change .Les époques se suivent et se ressemblent .

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    22 janvier 2017 à 14 h 57 min
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    Parfois la liberté d’expression devient stupide, haïssable et dangereuse entre les mains de malades mentaux.

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    23 janvier 2017 à 13 h 14 min
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    Horrible!!! Mais comment peut on laisser faire ça

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