Opinion. Lisez bien entre les lignes, vous verrez distinctement le nid de serpents. Par Ilan Saada

Ainsi Perez, Herzog, Livni, Peretz et bien d’autres, ont téléphoné au Pharaon pour lui demander : « S’il te plait Pharaon, ne délivre pas le peuple juif, il vote à droite, c’est le plus ignoble des méfaits, il ne mérite pas la liberté. Récompense plutôt tes gardes-chiourmes, qui font un magnifique travail de redressement de la bassesse juive, de sa paresse et de son arrogance. Ou alors attend que nous ayons chassé Moshé, qui n’est qu’un opportuniste, attend qu’on le renvoie dans sa montagne pour y retrouver ses troupeaux. »

Que Netanyahou aime le pouvoir, c’est indéniable. Qu’il ait écarté de son chemin des hommes de valeur, tels Kahlon, Saar, Danon, pour rester le seul maître du Likoud, c’est incontestable. Qu’il mène une campagne électorale démagogique en favorisant des décisions populistes, c’est flagrant, mais allons-nous nous traîner dans la fange du mensonge et de la délation par excès de lucidité, ou parce que nous avons découvert que cet homme n’était qu’un homme ? Allons-nous le « Lapider » ou le « Liviniser » pour délit de sale gueule ou de pensées expectantes ? Sachons raison garder ! Netanyahou est très loin de la perversion morale des petites gens qui sont prêts à livrer le peuple juif pieds et mains liés comme un mouton expiatoire. Le Juif est rebelle, mais eux, ceux qui sont persuadés d’être la conscience de l’univers, ils voudraient soumettre sa pensée, ses espoirs, pour parader avec les grands de ce monde qui ne sont que des dépravés.

Il y a une énorme différence entre ceux qui veulent livrer des terres juives à nos ennemis et ceux qui louvoient pour ne rien leur donner. Le monde est contre nous, et alors, ce n’est pas la première fois ! Rusons pour obtenir ce dont nous avons besoin. Renforçons notre foi et notre puissance se révélera. Car nous n’avons en face de nous, en termes de système de pensée, que la loi et la paix laïque. Baser toute sa pensée philosophique et politique sur la loi, qu’elle soit étatique ou internationale, c’est bigrement restrictif. La loi des hommes n’a aucune profondeur morale, elle est l’instrument de l’absence de réflexion, de la paresse spirituelle, de l’illusion de l’ordre, et de l’apparence de la justice. Elle permet tout au plus aux individus de vivre ensemble dans une espèce d’anarchie ordonnée et d’une terreur de l’incompréhension.

En fait, tous ces gens, qui se sont tournés vers nos copains cow-boy, sont atteints de palestinisme. Une espèce de pitié dévoyée qu’ils éprouvent pour des pleurnichards qui ont hérité leurs gémissements pitoyables de leurs ancêtres. En quelque sorte, un mitigé entre culture et comportement. Plus les Arabes diffament le peuple juif, plus ils tournicotent son histoire, plus ils crachent leur venin sur ses vertus, plus ils exhibent leur jalousie névrotique, plus ils manipulent les enfants, en font de la chair à canon, plus ils mentent dans les tribunes internationales, plus ils incitent à la violence et à la mort, plus les pieds nickelés de la gauche leur lécheront les babouches. Ce n’est plus le syndrome de Stockholm, mais celui de La Mecque.

Ces médiocres de la brillance électorale tentent de persuader les Juifs qu’ils sont dénués de bons sentiments, qu’ils craignent de voir la réalité en face. Mais le simple bon sens nous prouve qu’ils ont tort de s’obstiner : pourquoi Rabin, Barak et Olmert n’ont pas signé la paix avec eux ? Pourtant ils sont bien de leur trempe, pourquoi Lapid, Livni et Herzog pensent qu’ils feront mieux qu’eux ? Parce que les Juifs en ont assez de vivre isolés ou alors parce qu’eux en ont assez d’être juif et qu’ils n’ont plus rien à défendre ?

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