Opinion : Acceptons-nous vraiment le mirage palestinien ? (par Ilan Saada)

A la conférence des donateurs pour la reconstruction de Gaza, qui a eu lieu au Caire, l’empressement presque avilissant des Occidentaux, Russes y compris, l’animosité affichée des pays arabes, la morgue de l’Autorité palestinienne, ne font-ils pas penser à d’autres événements historiques qui ont scellé l’avenir du peuple juif ?

« De l’admiration et de la rage ! »

Si Israël n’était pas militairement et spirituellement puissant, (sentiment de puissance partagé par le monde et qui le rend à la fois admiratif et enragé), nous aurions eu le sentiment d’assister à une conférence plus expéditive. Non, mon propos n’est pas excessif : les donateurs n’ont-ils pas exigé une condition sine qua non à leur « générosité » : « Cette reconstruction à laquelle nous participons financièrement est la dernière, nous exigeons une solution définitive du problème palestinien. En aparté : que cela se fasse au détriment d’Israël n’a absolument aucune importance.

« Une solution définitive ? »

Voilà, le mot est jeté : solution définitive ! Pensent-ils vraiment (mais la question n’est pas nouvelle) qu’en donnant un Etat aux Palestiniens à leurs conditions (ce sont les seules viables aux yeux du monde), qu’ils vont se débarrasser du problème palestinien ou sont-ils conscients que les demandes palestiniennes qui suivront tout accord global participeront à la disparition d’Israël, une disparition par tranches comme le dit si judicieusement Michel Gurfinkiel ?

« Les Palestiniens n’existent pas ! »

J’opterais pour la seconde solution, car dans tout accord qu’Israël devra accepter sans rechigner, il y aura le retour aux frontières de 1947, la partition de Jérusalem et un retour non négligeable de réfugiés palestiniens. Lisez ce que disait Ahmed Choukeiry, le premier président de l’OLP : « L’entité nommée Palestine n’existe pas… et si la Palestine n’existe pas, les Palestiniens non plus ! » Le même Choukeiry a été nommé en 1964 président d’une organisation qui se battait pour la libération d’un pays qui n’existait pas. Peut-on avoir sous la main une preuve si accablante de leur forfaiture ?

« La méfiance, un culte national ! »

Mais la question reste posée : croyons-nous vraiment à cet abandon d’Israël au profit d’un peuple qui n’est qu’un mirage. La gauche n’y croit plus, et la droite n’y a jamais cru. Même si les velléités de la première sont moins visibles et celles de la seconde plus agitées, les arguments avancés par les uns et les autres se rejoignent et nous font partager un sentiment commun qui est devenu un culte national : la méfiance !

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