Cet objet d’art érotique incroyablement moderne trouvé en Israël date d’il y a 11 000 ans !

 

Centre de fouilles internationales, le Moyen Orient et Israël en particulier confirment un peu plus chaque jour que là se trouvait réellement le berceau de l’humanité.

Une mine de richesses concentrée en particulier en Israël pourtant si petit ! Et ce depuis la nuit des temps ! Que ce soit à propos d’innovations créatrices, de révélations religieuses ou d’inspirations artistiques, la pensée y flamboyait et continue d’y exploser tous azimuts ! Art érotique compris.

Ainsi l’Art érotique que l’on a tendance à penser très récent est en réalité aussi vieux que l’humanité ou presque… Et la dernière trouvaille faite en Israël plus ancienne que toutes celles appartenant aux civilisations indiennes et grecques pourtant réputées comme étant à l’origine de l’avènement de cette forme d’art.

En l’occurrence il s’agit d’un objet en pierre sculptée, grand comme la paume de la main, connu sous le nom de « Ain Sakhri Lovers ». Ce couple enlacé a été trouvé au début du siècle par un bédouin dans une grotte située près de la ville israélienne de Bethléem.

Rangé sans plus de façon dans un musée local, il faudra attendre 1933 pour qu’un diplomate français nommé René Neuville s’en vienne à traverser ce musée par hasard ! Par hasard encore, il remarque ladite sculpture et pense immédiatement que cela pourrait être une découverte d’importance. Il décide alors d’approfondir le sujet. Il se renseigne à propos du lieu de cette découverte et c’est guidé par le bédouin dont le musée avait gardé la trace qu’il s’y rend.

Les Natufiens vivaient là il y à 11 000 ans

Accompagné d’un groupe d’archéologues réunis à sa demande, il se rend donc dans ladite grotte et y constate que c’est tout un peuple, les Natufiens, qui vivaient là,, il y a quelques 11 000 années !

Drôle de cheminement pour cette ancêtre de la modernité érotique, notre statuette, redécouverte une nouvelle fois, (par hasard ?), se trouve aujourd’hui au British Museum de Londres où elle s’exhibe devant un public d’amateurs subjugués.

« Que nous voyions les amants d’Ain Sakhri comme un objet purement érotique, une expression tendre de l’amour homosexuel ou hétérosexuel, symbole de la fertilité, de la masculinité ou d’une métaphore de la création, dépend de notre propre fond et de nos croyances », a déclaré Jill Cook, conservateur du British Museum.

Les hommes des cavernes sont souvent représentés comme stupides, violents, presque inhumains, mais c’est une grave erreur de jugement aime-t-il à expliquer.  « S’il n’en fallait qu’une preuve la pertinence de cette statue y suffirait ! Ce n’est pas un art amateur calmé ou un artefact extraterrestre incompréhensible. C’est une pièce soigneusement conçue que tout le monde peut comprendre, quelle que soit la langue parlée ou l’âge de l’histoire.

Et de conclure que voilà bien là un lien tendre entre deux amoureux symbole d’un attachement qui n’a guère changé au cours des 11 000 dernières années.

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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