Obama n’a pas le choix : il doit mener cette guerre contre l’Etat islamique

« Comme Bush, il lance une guerre contre l’Irak (c’est peut-être pour cette raison qu’il insiste beaucoup sur la Syrie), comme Bush, il va exterminer des islamistes, nous déclare Orly Azoulay, journaliste dans un grand quotidien israélien, le Yediot Aharonot. « Même dans ses pires cauchemars, il n’a jamais imaginé qu’il mènerait une offensive contre les membres de l’Isis. »

« Contre sa propre volonté et à contrecœur, Barack Obama va mener une guerre ! Il a été contraint, après avoir dit qu’il n’en avait aucune, d’établir une stratégie d’attaque. Mais, a-t-il précisé, pas de troupes au sol. Lors de ses campagnes électorales, il s’est imposé comme un élu américain qui était contre la guerre. Il faisait d’ailleurs partie des 20% d’Américains qui s’opposaient à tout conflit armé. Il se retrouve ainsi chef de l’état major de l’armée américaine qui va diriger une guerre, celle qui restera dans les mémoires comme celle qui a combattu le mal, l’extrémisme et la cruauté. »

« Un prix Nobel de la paix qui s’engage dans la guerre ! »

« Il va s’attaquer à un groupe qui a craché au visage de la nation américaine en exécutant froidement ses ressortissants. C’est probablement les images fortes de leur décapitation et la réaction virulente des américains qui l’ont contraint à mener cette guerre. Même si au début, il n’a pas tenu compte des divers avertissements, devant les images nauséabondes des exécutions, il a vite monté le ton et pris certains engagements. Obama est aujourd’hui un prix Nobel de la paix qui va faire la guerre. »

« Ses partisans progressistes, qui constituent fondamentalement la moitié de l’Amérique, comprennent que leur Président ne peut pas rester les bras croisés face à ces horreurs. Celui-ci assure qu’il ressent amertume et déception de ne pouvoir être fidèle à sa vision du monde, celle qui le poussait à réconcilier l’Islam et l’Occident. Ces mêmes progressistes pensent que la réalité n’aurait pas dû obliger leur idole à mettre le doigt sur la gâchette. Maintenant, Obama ressemble de plus en plus à son prédécesseur, et ceux qui le connaissent bien pensent qu’il a du mal à y croire. Et pourtant… »

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