Obama et Netanyahou. Pourquoi les deux hommes se détestaient ?

Dore Gold, proche de Binyamin Netanyahou et ancien directeur général du ministère des Affaires étrangères israélien, a révélé qu’après les funérailles du défunt président Shimon Pérès, Obama appela depuis Air Force One, l’avion présidentiel américain, Binyamin Netanyahou.

Yoav Horowitz, chef d’état-major du bureau de M. Netanyahou, a pris l’appel: « Dites à votre patron que s’il veut un enterrement comme Pérès, il devrait commencer à bouger, à aller de l’avant », a déclaré la voix à l’autre bout du fil, selon Dore Gold. L’implication du commentaire était que le Premier ministre israélien devait être plus flexible dans le cadre du « processus de paix » avec les Palestiniens. Gold raconte que  Netanyahou a répondu: « Dites-lui que je renonce à cet honneur parce que je n’ai pas l’intention de participer aux funérailles de mon pays. »

Plusieurs incidents de même nature ont émaillé les relations entre Netanyahou et Obama, selon Gold mais pour le moment, ce dernier préfère ne pas les divulguer.

«Peut-être que dans quelques années, je les révélerai», a-t-il déclaré. Gold a également accusé l’ancienne administration de la Maison Blanche d’avoir « une sorte d’arrogance: ils ont développé un point de vue selon lequel peu importe ce que les Arabes disent et ce que les Israéliens disent, ils savent mieux quels sont les besoins des deux parties. »

Hillary Clinton n’était pas en reste

Selon lui, la secrétaire d’Etat d’Obama, Hillary Clinton,  n’a pas hésité à violer le protocole en réprimandant durement des officiers de Tsahal à cause de la démolition de maisons de terroristes palestiniens.

Dore Gold a déclaré que « la question de la Judée Samarie était devenue une obsession pour eux. Il y avait beaucoup de point qui, aux yeux des Palestiniens, ne constituaient pas un obstacle ou une contrainte empêchant les négociations. Mais à Washington, pour une raison quelconque, c’était devenu le sujet central. »

En guise de preuve, il a cité le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a déclaré en 2011, au milieu des pressions des Etats-Unis sur Israël d’arrêter la construction en Judée Samarie: « Les Américains m’ont hissé sur un arbre et ont ensuite retiré l’échelle. »

Plus royalistes que le roi

Un commentaire de l’ancienne conseillère à la sécurité nationale Susan Rice montre la profondeur de l’antipathie de l’administration Obama envers Israël. Mme Rice a déclaré que même si Israël et les Palestiniens parvenaient à un accord, les Etats-Unis pourraient s’y opposer s’ils le jugeaient « injuste » envers les Palestiniens…

Lors de la première rencontre entre Obama et Netanyahou, « le Premier ministre israélien est à la Maison Blanche, et il est surpris. Surpris par la demande d’arrêter la construction au-delà de la ligne verte, qui n’a jamais été présentée en amont. Surpris que cette demande se réfère aussi à Jérusalem – ce qui ne s’était jamais produit sous George [W.] Bush. Mais ce qui l’énervait plus que tout le reste était l’ignorance de la lettre de Bush. La lettre avait pourtant été validée par les deux chambres du Congrès, comme si c’était un contrat formel. Mais Obama est venu, et a jeté la lettre de Bush à la poubelle de l’histoire.  »

Un conflit latent qui poussera Netanyahou quelques mois plus tard, à défier Obama à domicile, devant le congrès américain. Le Premier ministre israélien n’avait plus rien à perdre, l’administration américaine était allée trop loin…

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l'actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

Une pensée sur “Obama et Netanyahou. Pourquoi les deux hommes se détestaient ?

  • 25 mai 2022 à 11 h 39 min
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    HISTOIRE RÉELLE DE LA PALESTINE MANDATAIRE

    De 1917 à 1948, la Judée juive-romaine (Juda, Samarie, Galilée) fait partie de la « Palestine mandataire britannique ».

    Au cours de la Première Guerre mondiale, les Britanniques conquièrent sur l’Empire ottoman une bande de territoire limitée au sud par la ligne Aqaba – Bassorah et au nord par la ligne Acre – Damas – Mossoul.

    Après le démembrement de l’Empire ottoman, la Société des Nations confie au Royaume-Uni, en 1920, un mandat sur une partie de la Syrie-Palestine, qui comprend les territoires situés entre la mer Méditerranée et le désert de Syrie, dont la Judée-Samarie-Galilée et Jérusalem font partis, territoires correspondant aujourd’hui à Israël, à la Bande de Gaza et à la Jordanie.

    Dès le démantèlement de l’Empire Ottoman et la prise de pouvoir des britanniques en « Palestine mandataire », la population arabe organise à plusieurs reprises des émeutes anti-juives avec massacres :
    Notamment les émeutes de Jérusalem de 1920, le massacre d’Hébron de 1929, et même un véritable soulèvement entre la fin de 1935 et 1939 (soulèvement appuyé par les nazis d’Allemagne).

    LA CONFERENCE DE SANREMO

    En 1920, lors de la Conférence de San Remo, les alliés redéfinissent les frontières de la région, la Syrie Palestine- Syria Palæstina, en la scindant en quatre mandats dont celui de « Palestine mandataire » :
    La Société des Nations attribue les colonies allemandes et les territoires ottomans aux alliés, comme conséquence des accords Sykes-Picot.

    La conférence de Sanremo est une conférence internationale qui a eu lieu du 19 au 26 avril1920 à Sanremo, en Ligurie, dans le nord-ouest de l’Italie.

    Un comité supérieur, composé de représentants britanniques, français, italiens, grecs, japonais et belges, s’y réunit afin de fixer le sort des provinces du proche et moyen Orient de l’Empire ottoman après la Première Guerre mondiale, et de préparer les conditions du traité de paix avec la Turquie prévu pour le mois d’août de la même année, à Sèvres.

    un mandat sur la Syrie et le Liban aux Français ;
    un mandat sur la Mésopotamie aux Britanniques ;
    un mandat sur la « Palestine » (territoire situé à 77 % à l’est du Jourdain) aux Britanniques ;
    Le 24 avril 1920, le Comité supérieur place la Palestine sous un mandat du gouvernement britannique.

    Les décisions relatives aux territoires ottomans font l’objet du traité de Sèvres.

    La Société des Nations a confié à la Grande-Bretagne un mandat sur la « Palestine » pour aider les Juifs à « reconstituer leur foyer national dans ce pays ».

    Le Mandat britannique pour la Palestine, de la conférence de San Remo du 24 avril 1920, a été confirmé par le Conseil de la Société des Nations le 24 juillet 1922 et est entré en service en septembre 1923.

    LE PREMIER LIVRE BLANC

    Avant même que les termes du mandat britannique sur la « Palestine » du 24 avril 1920 ne soit confirmé par le Conseil de la Société des Nations le 24 juillet 1922 et n’entre en service officiel en septembre 1923, les britanniques sortent « un livre blanc sur la Palestine », en juin 1922, en s’appuyant sur l’article 25 du mandat.

    Ce livre blanc britannique du 3 juin1922, connu comme le « Livre blanc de Churchill », fut publié pour répondre à l’opposition des Arabes aux termes du mandat quant à l’établissement d’un « foyer national juif » et à l’immigration juive en « Palestine ».

    Winston Churchill remplit à l’époque les fonctions de secrétaire aux colonies.

    Ce livre blanc restreint le territoire destiné au foyer juif, et donne le contrôle des terres situées à l’est du Jourdain à l’émir Abdallah.

    Il réaffirme le droit au retour du peuple juif sur sa terre ancestrale, mais pose néanmoins comme condition à l’immigration le niveau des moyens financiers des postulants à l’immigration.

    C’est à partir de là que le Gouvernement de Sa Majesté entame un virage dans sa politique en « Palestine » en tournant délibérément le dos à la Déclaration Balfour de 1917.

    Ce changement avait été imaginé après la visite de Churchill en « Palestine » en 1921, lors de laquelle des émeutes sanglantes avaient été provoquées par les Arabes.

    Dans une attitude qui a fait école depuis à travers le monde jusqu’à devenir un réflexe, les Britanniques décidèrent que pour « préserver le calme et la tranquillité ainsi que leurs intérêts dans la région, il valait mieux ne pas irriter les Arabes et adopter une politique qui leur soit favorable ».

    Dans le « Livre Blanc » de 1922, trois points principaux furent évoqués :

    Premièrement, le gouvernement anglais réitérait son intention d’appliquer la Déclaration Balfour, mais en annonçant aux Arabes « que le Foyer National Juif ne s’étendrait pas à tous les territoires prévus par ladite Déclaration ».

    Deuxièmement, la quantité de Juifs autorisée à entrer en Erets Israël serait limitée, afin de ne pas porter préjudice économiquement à la population arabe locale.

    Enfin, tout le territoire se trouvant à l’est du Jourdain ne serait plus concerné par la Déclaration Balfour, et deviendrait un Royaume arabe où toute présence juive serait interdite.

    Ainsi 77% de la « Palestine mandataire » serait séparé du reste pour créer un royaume arabe, la Transjordanie.

    Avant de présenter ce document au Parlement britannique, Churchill le soumit à l’Organisation Sioniste et aux représentants arabes :
    Les délégués sionistes, dirigés alors par le Dr. Haïm Weizmann, commencèrent par protester surtout contre le 3e paragraphe, mais finalement, par « pragmatisme », ils avalisèrent le texte.

    Les Arabes au contraire, refusèrent le moindre partage du territoire restant, à l’ouest du Jourdain, avec les Juifs.

    Ils renvoyèrent Churchill à sa copie, et firent revenir leur délégation depuis Londres, en signe de mécontentement.

    Alors que le mandat britannique sur la « Palestine » était confirmé depuis à peine un mois, le décret du gouvernement britannique sur la « Palestine » d’août 1922 stipulait que :
    Le Haut-Commissaire peut, avec l’approbation d’un Secrétaire d ‘Etat, en accord avec l’article 25 du mandat de la société des nations, diviser la « Palestine » en divisions administratives ou districts de la manière et avec les subdivisions qui conviennent aux fins d’administration en décrivant les limites et en y assignant des noms.

    A partir de septembre 1922, la Grande-Bretagne administre la partie à l’ouest du Jourdain sous le nom de Palestine, et la partie à l’est du Jourdain sous le nom de Transjordanie.

    Techniquement et légalement, il demeurait un seul mandat, celui de la « Palestine mandataire », mais la plupart des documents officiels se référaient à ces deux entités administratives comme si elles étaient deux mandats distincts.

    Cette façon britannique d’administré la « Palestine mandataire », au travers de ces deux entités administratives, durera jusqu’en mai 1946 date de l’indépendance totale de la Transjordanie.

    LA PREMIERE PARTITION DE LA PALESTINE

    En 1923, lors de l’officialisation du Mandat sur la « Palestine », les Britanniques scindent donc la région en deux parties :
    La « Palestine juive » à l’ouest du Jourdain (de Juda, de Samarie et de Galilée) et l’« Émirat hachémite de Transjordanie » à l’Est (ou Transjordanie, la future Jordanie) mais restant sous une seule et unique administration britannique.

    Le 15 mai 1923, la Transjordanie obtint un nouveau degré d’indépendance, alors que le mandat britannique n’entre officiellement en vigueur qu’en septembre 1923, avec Abdullah, troisième fils de Hussein ben Ali, comme souverain et Sir John Philby comme représentant du gouvernement britannique :
    C’est la naissance de l’émirat de Transjordanie qui reste sous la supervision générale du Haut-Commissaire britannique à Jérusalem.

    Ce traité a définitivement coupé en deux la Palestine mandataire avec à l’Ouest du Jourdain le foyer national juif palestinien habiter aussi par des arabes, et à l’Est du Jourdain le foyer national arabe palestinien interdit aux juifs.

    Les frontières et le territoire de la Transjordanie n’ont été déterminés qu’après l’entrée en vigueur du mandat en septembre 1923.

    Dans le même temps le Golan de la « Palestine de l’Ouest » est cédé par les britanniques à la Syrie sous mandat français… Sur ce sujet, les britanniques ont été totalement à l’encontre des obligations de leur mandat leur interdisant de céder, à une puissance étrangère, la moindre parcelle de terrain inclus dans ce mandat… Ce cadeau fait au français est donc totalement illegal en droit international ! Légalement le Golan n’a donc jamais scesser de faire parti de la Palestine mandataire, de la zone administrative de la Palestine de l’ouest et donc, par extension, d’Israël !

    En mai 1925, les districts d’Aqaba et de Ma’an du Hijaz devinrent partie de la Transjordanie.

    Entre 1928 et 1946, une série de traités anglo-transjordaniens aboutit à une indépendance presque totale pour la Transjordanie :
    Ainsi, dès le mois d’avril 1928, est promulguée une constitution qui prévoyait un parlement connu sous le nom de Conseil législatif.

    Le 20 février 1928, un accord entre le Royaume-Uni et l’Emirat de Transjordanie conclu à la reconnaissance de l’existence d’un gouvernement indépendant en Transjordanie et défini et Limite ses pouvoirs dans le cadre de son appartenance au mandat britannique de « Palestine » :
    Des élections ont eu lieu en février 1929, nommant un conseil législatif (parlement) de 21 membres.

    La Grande-Bretagne conserve un certain degré de contrôle sur les affaires étrangères, les forces armées, les communications et les finances publiques du royaume de Transjordanie.

    LE SECOND LIVRE BLANC

    En 1937, après les insurrections armées arabes sanglantes de 1920 et 1929, puis de 1935 et 1936 (avec l’appui des services spéciaux de l’Allemagne nazi pour la dernière) en « Palestine mandataire de l’ouest », les Britanniques établissent la Commission Peel.

    La Commission a conclu que le Mandat était devenu irréalisable, et a recommandé la Partition dans un Etat arabe lié à la Transjordanie, un petit État juif et une zone neutre.

    Pour faire face à des problèmes économiques, le Plan prévoyait d’éviter d’interférer avec l’immigration juive, étant donné que toute ingérence serait susceptible de produire une « crise économique », la plupart des richesses de la « Palestine » provenant de la communauté juive.

    Pour résoudre le déficit budgétaire annuel prévu de l’Etat arabe et la réduction des services publics en raison de la perte d’impôt de l’Etat juif, il a été proposé que l’Etat juif paie une subvention annuelle à l’Etat arabe et absorbe la moitié du déficit de ce dernier… Oui vous avez bien lu ! L’état juif a naître devrait payé un impôt à l’état arabe pour exister et prendre en charge la moitié des déficits annuels de ce même état arabe…

    Les dirigeants juifs, Chaim Weizmann et David Ben-Gourion, ont persuadé le Congrès Sioniste d’approuver provisoirement les recommandations de Peel comme base pour de nouvelles négociations.

    Dans une lettre adressée à son fils en octobre 1937, Ben-Gourion a expliqué que la partition serait un premier pas vers la possession de la terre dans son ensemble.

    La direction arabe palestinienne de l’Ouest a rejeté la partition comme inacceptable.

    En 1937, le consul général des États-Unis à Jérusalem a signalé au département d’Etat que le grand mufti de Jérusalem refusait totalement non seulement le principe du partage de la Palestine mandataire entre la Transjordanie arabe et la Palestine de l’Ouest juive, mais aussi le partage de la Palestine de l’Ouest entre arabes et juifs.

    En 1938, des représentants Arabes et Juifs ont été invités à Londres pour la Conférence de Saint-Jacques, qui s’est avérée infructueuse et le plan Peel a été rejeté.

    Avec l’apparition de la Seconde Guerre mondiale, les politiques britanniques ont été influencées par le désir de gagner le soutien du monde arabe, alors passablement pro-nazi, et ne pouvaient pas se permettre un autre soulèvement arabe.

    Le Livre blanc de Macdonald de mai 1939 a déclaré qu’il « ne faisait pas partie de la politique du gouvernement britannique que la Palestine ou une partie de la Palestine devienne un État juif », cherchait à limiter l’immigration juive en « Palestine » et restreignait les ventes de terres aux juifs.

    Cependant, la Commission de la Société des Nations a estimé que le Livre blanc de 1939 était en contradiction avec les termes du Mandat tels que présentés dans le passé et donc non applicable.

    L’éclatement de la Seconde Guerre mondiale a suspendu toute autre délibération.

    L’Agence juive espérait persuader les Britanniques de rétablir les droits d’immigration juifs et coopère avec les Britanniques dans la guerre contre le fascisme.

    LA SECONDE PARTITION DE LA PALESTINE

    Après la Seconde Guerre mondiale, en août 1945, le président Truman a demandé l’admission de 100.000 survivants de l’Holocauste en « Palestine de l’Ouest », mais les Britanniques ont maintenu des limites à l’immigration juive conformément au Livre blanc de 1939 pourtant déclaré inapplicable par la société des nations.

    La communauté juive a rejeté la restriction sur l’immigration et a organisé une résistance armée.

    Ces actions et la pression des États-Unis pour mettre fin à la politique anti-immigration ont conduit à la création de la Commission d’enquête anglo-américaine.

    Le 17 janvier 1946, le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Ernest Bevin, a annoncé dans un discours à l’Assemblée générale des Nations Unies que le gouvernement britannique avait l’intention de prendre des mesures dans un proche avenir pour établir la Transjordanie comme un État totalement indépendant et souverain sorti de son mandat sur la « Palestine ».

    Le 22 mars 1946, Abdullah négocia un nouveau traité qui mettra fin au mandat britannique et gagna l’indépendance totale pour la Transjordanie :
    L’indépendance de la Transjordanie a été reconnue le 18 avril 1946 par la Société des Nations lors de la dernière réunion de cette organisation.

    En avril 1946, le Comité est parvenu à une décision unanime pour l’admission immédiate de 100.000 réfugiés juifs d’Europe en « Palestine de l’Ouest », l’annulation des restrictions sur la vente de terres aux juifs, le fait que le pays ne soit ni arabe ni juif et l’extension de la Tutelle.

    Les Nations Unis ont approuvé les conclusions de la Commission concernant l’immigration juive et les restrictions d’achat de terres, tandis que le Royaume Uni conditionnait leur mise en œuvre sur l’assistance américaine en cas de révolte arabe.

    En effet, les recommandations ont déclenché des manifestations violentes dans les États arabes et appellent à un Jihad et à l’anéantissement de tous les Juifs en « Palestine ».

    Le 25 mai 1946, le parlement transjordanien proclama Abdullah Ier roi du tout nouveau « Royaume Hachémite de Transjordanie ».

    Le Royaume Hachémite de Transjordanie rejoint la Ligue Arabe le 26 juin 1946 et présente, le même jour, une demande d’adhésion à l’Organisation des Nations Unies où il sera finalement admis le 14 décembre 1955.

    Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations Unies adopta le Plan de la « Palestine de l’Ouest » en tant que Résolution 181.

    La résolution recommandait la création d’États indépendants sur le territoire de la « Palestine de l’Ouest », un arabe et un juif et un régime international spécial pour les villes de Jérusalem et de Bethléem.

    Le plan de partage, document en quatre parties annexées à la résolution, prévoyait la fin du mandat, le retrait progressif des forces armées britanniques et la délimitation des frontières entre les deux États et Jérusalem.

    La première partie du Plan stipule que le Mandat prendra fin le plus tôt possible et que le Royaume-Uni se retirera au plus tard le 1er août 1948.

    Les nouveaux Etats entreront en vigueur deux mois après le retrait, mais au plus tard le 1er octobre 1948.

    Le Plan a cherché à aborder les objectifs contradictoires et les revendications de deux mouvements concurrents, le nationalisme palestinien et le nationalisme juif.

    Le Plan prévoyait également une union économique entre les Etats proposés et la protection des droits religieux et des droits des minorités.

    Le Plan a été accepté par l’Agence Juive pour la Palestine, en dépit de ses limitations perçues.

    Les dirigeants et les gouvernements arabes l’ont rejetée et ont indiqué qu’ils n’étaient pas disposés à accepter toute forme de division territoriale, arguant qu’elle violait les principes d’autodétermination nationale énoncés dans la Charte des Nations Unies.

    Immédiatement après l’adoption de la résolution par l’Assemblée générale, une guerre civile éclate à l’initiative des arabes de « Palestine », qui attaque de toutes parts les juifs, et le plan ne peut être mis en œuvre.

    Haj Amin al-Husseini a dit en mars 1948 à un intervieweur dans un quotidien de Jaffa Al Sarih que les Arabes n’avaient pas seulement l’intention de prévenir la partition mais « continueraient à se battre jusqu’à ce que les juifs soient anéantis ».

    Le 2 mai 1948, la Transjordanie déclare en privé aux émissaires juifs « qu’elle respecterait la décision d’indépendance et n’attaquerait pas l’état juif naissant »… Elle ne tiendra pas sa parole !

    Conclusion Palestine Mandataire :

    Le mémorandum sur la Transjordanie écrit par le gouvernement britannique à partir de l’article 25 du Mandat pour la « Palestine » a permis l’exclusion de la Transjordanie, donc de 77% du territoire de la Palestine mandataire, des dispositions concernant la colonisation juive, assurant ainsi les arabes qu’aucun Juif ne serait autorisé à s’installer en Transjordanie (futur Jordanie).

    La Palestine mandataire fut donc séparé en deux, dès 1922, avec à l’Ouest du Jourdain le foyer national juif palestinien habiter aussi par des arabes (la Palestine juive, 23% du territoire en y incluant la bande de Gaza) et à l’Est du Jourdain le foyer national arabe palestinien interdit aux juifs (la Transjordanie, 77% du territoire).

    Puis, les britanniques, allant contre les termes de leur mandat, décidèrent une nouvelle partition de la Palestine mandataire en partageant la Palestine de l’Ouest, initialement prévu pour être le foyer national juif, entre arabes et juifs.

    Avec un territoire initialement prévus pour être séparé en deux états, un arabe et un juif, ils décidèrent donc de la création, favorable aux arabes, de trois états…deux arabes (un a l’est du Jourdain et un à l’ouest du Jourdain), voués à termes à s’unifié en un seul grand état, et un juif, tout petit et coupé en deux par la présence du second état arabe.
    À ce sujet, lorsque que le royaume de Jordanie occupe militairement, en 1948, Jérusalem-Est et la Judée-Samarie puis annexe illégalement cette dernière en la renommant « Cisjordanie », le royaume ne fait que mettre en œuvre le plan initial favorable aux arabes.

    Il n’était donc pas prévu par les politiciens de l’époque que ce « petit état juif coupé en deux » survive longtemps ! Seulement voilà, non seulement il a survécu mais en prime il a vaincu la puissante coalition militaire de ses ennemis !
    AM YISRAEL CHAI !

    Buffalo

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