Obama est exaspéré, les Européens sont prêts à tous les compromis, et l’Iran jubile

Barack Obama est exaspéré parce que la non conclusion d’un accord sur le nucléaire iranien est un nouvel échec de sa politique moyen-orientale, les Européens sont prêts à tous les compromis parce qu’économiquement ils ont un besoin vital de nouveaux débouchés, et l’Iran jubile car le problème devient un dilemme occidental duquel les 5+1 ne savent plus comment sortir.

L’Iran n’a rien concédé, ni sur l’enrichissement de l’uranium, ni sur la réduction de ses centrifugeuses, ni sur l’accès des inspecteurs de l’AIEA (agence atomique de l’ONU) au site de Parchin. Les négociateurs doivent parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien avant le 24 novembre, mais si les négociations, piétinent lamentablement, selon l’expression du Premier ministre israélien, ils ont autorisation de les prolonger d’une semaine.

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John Kerry, le secrétaire américain des Affaires étrangères est fondamentalement pessimiste : « Il reste de graves lacunes et il sera difficile d’arriver à un accord avant le 24 novembre. » Quant à l’Europe, elle est financièrement aux aguets. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Franck Walter Steinmeier, a affirmé « que les difficultés sont insurmontables, elles ont atteint un moment de vérité, pourtant l’option du succès ou de l’échec reste ouverte. » Il y croit, comme tous ses collègues de l’Union Européenne.

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Mohammad Javad Zarif, Le ministre iranien des Affaires étrangères, a fait cette déclaration étonnante : « Si nous parvenons à un accord, alors les sanctions seront levées dès le lendemain de la signature ! » Cela était presque une condition à la docilité (apparente) de l’Iran. Les Occidentaux lui ont répondu : « Les choses ne sont pas si simples, nous devrons contrôler que vous respectez les termes du contrat. » Autant dire qui se l’accord est signé, l’AIEA aura encore moins accès aux informations.

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Pourtant, l’Iran est étranglé. Le pays va mal, la population se paupérise de plus en plus, l’opposition politique de ceux qui sont contre un armement nucléaire à n’importe quel prix devient plus bruyante et entendue par le peuple. Les Iraniens partent de l’idée que les Occidentaux ont plus besoin de cet accord qu’eux. Alors ils durcissent leur position, et attendent. Sur ce point, selon Eran Zingler, journaliste à Kol Israël, les Israéliens avaient tout compris : « Seul un durcissement des sanctions auraient eu raison de leur entêtement. »

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Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, arrivera à Vienne dimanche soir pour prendre part aux négociations internationales sur le programme nucléaire de l’Iran. L’agence de nouvelles TASS a cité une source officielle, précisant qu’une délégation russe l’accompagnera. Lavrov a annulé ses réunions prévues à Moscou. Il assistera à la réunion en tant que représentant d’une puissance mondiale et aidera l’Iran durant le dernier tour des pourparlers à Vienne avant la date limite du 24 Novembre

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