Obama agit en sous-main pour entraver la candidature de Netanyahou

Le président Barack Obama et son équipe de la Maison Blanche, ainsi que la sécurité nationale dirigée par Susan Rice, ont décidé de saisir l’occasion de la crise politique que traverse le gouvernement israélien, et profiter des prochaines élections générales le 17 mars, pour empêcher la réélection de Benyamin Netanyahou.

Cette décision américaine, il est possible de la deviner à travers l’affirmation du 3 décembre du chef du parti Yaïr Lapid, alors qu’il venait d’être limogé : Netanyahou ne sera pas le prochain Premier ministre.Une telle assurance, une telle arrogance ne pouvait avoir qu’une seule origine : l’appui de la Maison Blanche. Dans la même conférence de presse, Lapid affirmait qu’il serait le prochain chef du gouvernement.

obama et net

L’administration Obama a maintenu des liens étroits avec Lapid pendant ses 22 mois de présence au gouvernement. La Maison Blanche travaille toujours selon un plan d’action détaillé, et n’a donc pas perdu de temps pour mettre en place des rendez-vous du président avec les chefs des partis qui ont juré de renverser Netanyahou : l’ex-ministre Lapid, le leader de l’opposition Yitzhak Herzog et l’ex-ministre de la Justice,Tzipi Livni, limogée le même jour que Lapid.

Ils se sont accordés avec Obama pour émettre des communiqués conjoints afin de signifier à l’électeur israélien que le président américain serait favorable à leur élection au futur gouvernement et que le pays dans son ensemble gagnerait à élire un gouvernement différent. Cette campagne de la Maison Blanche serait accompagnée par des fuites de Washington qui mettraient Netanyahou et ses amis politiques dans une mauvaise position. Des messages à cet effet ont été transmis à un certain nombre de personnalités politiques qui cherchent à faire couler le bateau dirigé par le Likoud.

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L’administration américaine a laissé entendre qu’elle pourrait inciter les Européens à serrer la vis à Israël comme pour le punir de sa politique de développement en Judée-Samarie et à Jérusalem. Des rapports, qui sont parvenus  entre les mains de responsables israéliens, parlent d’une explosion de joie à la Maison Blanche lorsqu’elle a été informée de la chute du gouvernement Netanyahou. Cette chute a été considérée comme une opportunité pour enfin se débarrasser de Binyamin Netanyahou et une occasion en or pour ramener Israël à des négociations avec les Palestiniens, à leurs conditions, des pourparlers qui engendreraient un succès politique pour Obama.

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Dans le même temps, certaines sources provenant de la capitale américaine ont confié que la joie de l’administration sur les développements politiques en Israël pourrait rapidement se révéler prématurée, car elle serait due soit à une mauvaise lecture de la carte politique d’Israël, soit à des événements incontrôlables provenant de l’Etat islamique et autres terroristes qui jalonnent le Moyen-orient. Mais pour l’instant les cercles autour du président américain sont « très optimistes » quant à leurs chances de forcer Netanyahou à quitter la vie politique israélienne.

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