La nouvelle méthode de Tsahal pour calmer les jeunes palestiniens de Beit Omar

 

La situation était devenue intenable. La violence au quotidien, chaque jour et chaque nuit, 24h/24. Les jeunes de la localité arabe de Beit Omar située dans le Goush Etsion, au sud de Jérusalem, se relayaient pour s’en prendre aux automobilistes israéliens.

C’est à coup de pierres, de cocktails Molotov et de barres de fer, que les adolescents de Beit Omar  accueillaient les voitures à plaques jaunes. « C’était devenu la roulette russe », raconte Yossi, un habitant de Beitar, la cité juive voisine. « Si on travaille à Jérusalem et que l’on veut rentrer à la maison à Beitar ou Beitar Illit, il n’y a pas d’autre chemin. Les jeunes arabes le savent et en profitent. Je me suis fait caillasser ma voiture 6 fois en 4 ans ».

Ça se calme pour quelques jours et puis, ça recommence

Quant aux forces de l’ordre, elles sont bien déployées sur les zones sensibles mais les jeunes lanceurs de pierres les prennent aussi pour cible. « Parfois l’armée arrête les meneurs et ça se calme pour quelque jours et puis, ça recommence », raconte Yossi. « C’était devenu infernal », conclut-il.

A Beit Omar, plus d’une fois, les anciens se sont engagés à modérer les ardeurs de leur jeunesse, mais sans succès. Les réunions aussi se sont multipliées, y compris entre Israéliens et Palestiniens. La ville se trouve en effet, dans les zones B (affaires civiles administrées par l’Autorité palestinienne) et C (affaires civiles et militaires contrôlés par Israël). Force est de constater que la violence a toujours été présente.

La nouvelle méthode

Depuis quelques jours, Tsahal tente une nouvelle méthode. Elle présente le double avantage de mettre les habitants du village devant leurs responsabilités et d’être non-violente.

30 à 40% des habitants de Beit Omar, travaillent dans les localités juives voisines où à Jérusalem. Tous, ont besoin d’une autorisation de travail, délivrée par les autorités israéliennes.

Une affiche a été placardée sur tous les lieux publics du village. Désormais, tant que les parents ne raisonneront pas leurs enfants et que les troubles se poursuivront, plus aucune autorisation ne sera délivrée. Depuis l’annonce de cette décision, les violences ont chuté de 90% sur les routes mixtes entourant Beit Omar.

Nul ne sait pour combien de temps ce calme relatif perdurera, mais c’est bien la première fois qu’un tel résultat est obtenu en si peu de temps.

David Sebban

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l'actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

3 pensées sur “La nouvelle méthode de Tsahal pour calmer les jeunes palestiniens de Beit Omar

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    8 novembre 2017 à 12 h 24 min
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    Je comprends pas….Ils jettent des pierres et travaillent en Israel??????

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    8 novembre 2017 à 22 h 49 min
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    Enfin ! Il semble que ,quelques fois, l’on oublie les choses évidentes et pourtant si simples . Votre fils me caillasse ? OK mais tant que cela dure vous ne rentrez plus en Israel pour travailler .Vraiment pas compliqué !

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    13 novembre 2017 à 11 h 56 min
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    et si les caillasseurs ne sont pas fils de travailleurs en Israël ?… il faut donc une punition collective ! et les entreprises emploient des africains non musulmans ….

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