« Nous n’avons pas vocation à vivre dans un cimetière »

Avez-vous déjà eu envie d’hurler et de tout casser autour de vous ?Pas très classe me direz-vous…Certes. Par Nathalie Sivan

Vivre dans un cimetière ? A l’annonce de la mort de Claude Lanzmann, j’ai tenté de visionner  »Shoah », son oeuvre cinématographique fleuve. A l’époque trop jeune, pas assez mature, j’avais zappé cette réalisation hors norme. Comment vous dire mon horreur et ma haine profonde face à cette accumulation d’images, de témoignages froids, directs, sans  » emberlificotage  » cinématographique.

La réalité dans sa plus simple expression, celle du vécu, du retour sur soi et des souvenir de l’ordre de l’inqualifiable. On dit souvent comme une boutade que la réalité dépasse la fiction, dans ce cas présent aucune place à la boutade…
Pour faire court, le plus éprouvant et ce qui ressort de tout cela, c’est la facilité désarçonnante avec laquelle les nazis ont tenté d’effacer de la surface de la terre, des millions de juifs.


Banalité, complaisance furent la seule réponse à cette horreur. Dans l’indifférence du monde, on pouvait liquider des juifs, et souvent même avec une certaine réjouissance sadique. Facile, aisé, ordonné, facilité, féroce, ce carnage reste et demeure la faute des bourreaux mais aussi de tout ceux qui ont fait preuve de  » cécité volontaire  ». 

La  » cécité volontaire  »


Vous savez, cette pathologie qu’est la  » cécité volontaire  » est un mal, voir un trouble humain qui revient au galop !!!
Mais avait-il été enrayé, comme on a voulu nous le faire croire durant toutes ces années. Non, non et non.

Ne soyons pas dupes. La lucidité des assassins et leur discernement à anéantir le JUIF, restent inexorablement les mêmes, hier comme aujourd’hui. 

Dans toute l’Europe et la France en particulier, demeurent les catacombes à jamais de notre peuple.  Nous n’avons pas vocation à vivre sur des catacombes, le destin du juif et sa force démesurée réside dans cette ferveur inébranlable à aimer la vie. Or, on ne peut réellement aimer la vie, lorsque l’on continue à vivre dans un cimetière.

Nathalie Sivan

Nathalie Sivan

Nathalie Sivan

Chroniqueuse invétérée de Coolamnews, Nathalie est une passionnée de la société israélienne, de ses particularismes, ses richesses humaines mais aussi de ses incohérences.

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