Notre mission : Attendre. Par Sivan Rahav Méir

Savoir attendre pour obtenir satisfaction. Un des plus grands défis pour l’humanité. Le Rabbin Eyal Vered écrit que c’est cela qui a été le premier péché du premier homme, à savoir le manque de patience, l’incapacité de se maîtriser et de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance. Quelle est la solution? Par la journaliste Sivan Rahav Méir.

Par opposition au manque de patience, à la volonté de manger le fruit «ici et maintenant», la Tora, dans un passage qui sera lu ce chabbat, nous ordonne d’attendre trois ans entre la plantation de l’arbre et la consommation de ses fruits (Levitique XIX, 23):«Quand vous serez entrés dans ce pays et que vous aurez planté n’importe quel arbre fruitier, …ses fruits seront pour vous incirconcis; on n’en mangera pas. » Ces trois années réparent la faute du premier homme, le péché de manque de patience.

Même celui qui n’est pas agriculteur et ne cultive pas d’arbres peut trouver la raison de ce commandement et s’exercer dans ce domaine: à chaque fois que nous adoptons la vertu de patience, par exemple en attendant que l’arbre produise ses fruits, en demeurant patients face à une réponse qui tarde, en attendant dans un embouteillage, dans la queue à la caisse d’un supermarché, dans la relation avec un camarade qui est plus lent que nous; dans chaque situation analogue, nous corrigeons encore un élément de la création, nous faisons un pas de plus vers la réparation du monde. Bonne chance!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *