Netanyahou : pas de changement de statu quo sur le Mont du temple

Malgré la pression des députés et des membres de la coalition, malgré la suite d’attentats à Jérusalem, malgré les émeutes qui se poursuivent dans la capitale, « il n’y aura pas de changement, le statu quo sera maintenu, » a confirmé Mark Regev, le porte-parole du gouvernement.

Netanyahou interdit donc les prières juives ou toute autre manifestation cultuelle sur le Mont de Temple. Après consultation avec le Cabinet de sécurité, le Premier ministre a déclaré : « Il n’y a pas de changement et tous ceux qui expriment un avis contraire ne le font qu’à titre personnel, leur position ne représente pas la politique du gouvernement. Le Mont du Temple est le lieu le plus saint du Judaïsme. Il est géré sans indulgence aucune par le Waqf jordanien, une Jordanie, qui pour se protéger des émeutes de ses propres islamistes, a rappelé son ambassadeur en Israël pour consultation et a déposé une plainte officielle à l’ONU.

« Une partition à parts égales. »

Beaucoup de militants juifs se battent pour un retour des Juifs sur le Mont du temple, y compris des personnalités politiques de premier plan comme le Rabbin Elie Ben-Dayan, du Foyer juif, ou Miri Regev, du Likoud. Ils accusent la Cour suprême de perpétrer une situation de favoritisme qui empêche les Juifs d’aller prier sur le site. Ces personnalités prônent une situation plus équitable pour les Juifs, une sorte de séparation, une division en parts égales, ou Juifs et musulmans pourront prier, semblable à la situation qui existe au Caveau des Patriarches.

Un rassemblement sous haute tension

Aujourd’hui doit avoir lieu sur le Mont du temple un rassemblement pour prier pour la guérison du Rav Yehouda Glick. Ce rassemblement, qui va réunir de nombreuses personnalités politiques, va être confronté à deux oppositions : la première celle des émeutiers arabes qui répondront aux appels de soulèvement de l’OLP, et celle de la police qui devra appliquer la loi selon laquelle les Juifs n’ont pas le droit de prier sur le site.

Netanyahou dans son discours de clôture de la réunion de cabinet a affirmé l’arrivée de 300 policiers supplémentaires. Ils seront mobilisés pour empêcher les Juifs de venir prier, tandis que les autres devront contenir les émeutiers arabes. Mais la vraie question ne sera pas poser, ni par les Juifs, qui repousse l’idée d’un statu quo qui les défavorise, ni par les arabes, et encore moins par les policiers qui doivent accomplir leurs ordres de mission : comment stopper cette violence qui touche essentiellement les Israéliens ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *