Netanyahou parie sur le retour des Républicains au Sénat

Selon la presse israélienne, qui s’étend plus que de raison sur la construction de 1.000 logements à Jérusalem, plus exactement à Har Homa et à Ramat Shlomo, le Premier ministre israélien prend un risque encore plus grand en promettant à Nafatli Bennett, ministre de l’Economie et président du parti Ha Bait Hayéoudi, de lancer l’édification de 2.000 logements en Judée-Samarie, et la construction de nouvelles infrastructures.

« Ce n’est pas un suicide politique, mais un raisonnement habile qui prépare ses nouvelles alliances, » commente Ronan Polac. Selon Itzhak Herzog du Parti travailliste, de Tzipi Livni, ministre de la Justice, et de Yaïr Lapid, ministre du Trésor, Netanyahou fait une erreur tactique pour des raisons politiciennes. Il est vrai qu’il a dû subir les foudres de l’aile centriste de sa coalition, et de toute l’opposition, il est vrai que sur le plan international, il se prépare des jours difficiles, mais, comme tout commentateur politique qui spécule, fait des projections ou anticipe les réactions, Netanyahou lit les sondages, les interprète et sent que le vent populaire tourne en faveur d’un Etat d’Israël plus souverain.

« L’alliance avec l’Amérique est un acte naturel. »

La chaîne israélienne de télévision Aroutz 2, parle d’un compromis qu’il aurait concédé à Naftali Bennett, pour conserver sa coalition. Bennet et Ariel l’auraient menacé de quitter la Knesset avec leur groupe parlementaire lors d’une présentation par l’opposition d’une motion de censure. Mais Hanan Polac, un journaliste de Kol Israël, pense que « le raisonnement est un peu réduit et que les ambitions du Premier ministre sont plus larges que ces courtes visions politiques que lui prêtent les médias israéliens qui ne lui pardonnent pas d’avoir confisqué démocratiquement le pouvoir et de ne pas se soumettre au grand principe du partage des terres à tout prix. »

En vérité, Netanyahou parie sur un retour des Républicains au Sénat qui ne sont pas favorables à une paix à tout prix, qui ne prétendent pas que le conflit israélo-arabe est la cause de la déstabilisation du Moyen-Orient, qui considèrent que l’alliance militaire, politique et idéologique avec Israël constitue la base d’une sécurité plus large pour les Etats-Unis : elle est une alliance naturelle. Le retour des Républicains, qui domineront totalement le Congrès, va assurer au gouvernement israélien, comme à l’époque où Rabin et Pérès construisaient en Judée-Samarie, plus de confiance partagée.

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