Netanyahou doit résister aux ennemis d’Israël et à ses amis

« Ce qui arrive au Premier ministre d’Israël, c’est du harcèlement politique. » La formule n’est pas de Coolamnews mais de Hanan Krystal, commentateur politique sur Kol Israël. Après s’être fait copieusement insulté par Washington, voilà que ses adversaires le somment de poursuivre le processus de paix avec l’Autorité palestinienne.

« Ceux qui ont renoncé à faire la paix sont des naïfs qui vivent dans l’illusion et ne sont pas patriotes, » a déclaré Shimon Pérès, l’ancien président d’Israël qui haranguait une foule enthousiaste réunie pour commémorer l’anniversaire de la mort d’Itzhak Rabin. « Il est dommage que la seule initiative de paix soit arabe, où est l’initiative israélienne ? Dans ce monde, le temps joue contre nous, » a poursuivi Pérès. Quelques centaines d’habitants de Judée Samarie étaient présents, voulant ainsi marquer leur opposition à l’assassinat de Rabin et à la confiscation de son image. « Rabin n’est pas le pantin de la gauche, il a aussi été notre Premier ministre et notre chef d’état-major, » a assuré leur porte-parole.

Plus d’une centaine de politiciens et de militaires de haut rang, dont deux anciens chefs du Mossad et trois anciens chefs de la police, ont signé une pétition adressée au Premier ministre dans laquelle ils adjuraient le gouvernement israélien à reprendre les pourparlers de paix avec Mahmoud Abbas. C’est Amnon Reshef, général de l’armée à la retraite, qui a lancé l’initiative.

« Comment le gouvernement israélien doit réagir? »

« J’ai observé durant l’opération Bordure protectrice que plusieurs pays arabes soutenaient Israël, pourquoi ne s’être servi de ce soutien pour relancer le processus ? Je croyais qu’après l’opération, Netanyahou déclencherait des discussions, au lieu de cela il s’est embarqué dans des décisions hasardeuses : l’installation de familles juives à Silwan ou de nouvelles constructions en Judée Samarie et à Jérusalem, affirme Reshef. Et il ajoute : « Le texte n’est pas de nature politique, mais né d’une profonde inquiétude pour la sécurité d’Israël. »

« Si les Palestiniens prennent des mesures qui sont des agressions permanentes d’Israël, comme l’intifada à Jérusalem, le discours contre la montée des Juifs sur le Mont du Temple ou les menaces d’une déclaration unilatérale de la création d’un Etat palestinien, comment le gouvernement israélien doit réagir, demande Krystal ? En appelant à la discussion avec des gens qui n’ont pas envie de parler et en appellent au soulèvement général, » conclut Krystal ?

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