Mes frères en Israël, priez pour nous à New York. Par Sivan Rahav Méir

Un ami de New York m’a demandé. « Savez-vous ce qui se passe ici, vous qui êtes en Israël ? Est-ce que vous priez-vous pour nous ? »

Je pense que nous pouvons faire plus, aussi je veux dédier quelques phrases de soutien et de renforcement à nos frères de la diaspora. A New York, j’ai d’innombrables amis, d’anciens Israéliens et des Américains. En fait, nous avons tous des millions de frères et sœurs là-bas où ailleurs. Et ils sont en crise.

Avant de revenir en Israël, chaque fois que je recevais un nouveau message sur le WhatsApp du quartier de New York ou nous habitions, j’avais peur d’ouvrir. Je ne voulais pas voire de nouveau la photo d’un juif âgé qui vient de décéder. Parfois, cela arrivait toutes les quelques heures. Pas plus tard que la semaine dernière, le chef du Conseil de la Torah d’Amérique et le secrétaire du Rabbi de Loubavitch sont décédés. Tous deux – c’est délirant et triste à la fois – ont été accompagnés à leur dernière demeure par seulement dix personnes.

L’Américain moyen a moins d’expérience que nous dans ce genre de vie sous la menace, en état d’urgence. De plus, chez eux, la vie communautaire a une place beaucoup plus importante. Ils ne vivent pas dans un État juif et de ce fait, ils se sont construits au fil des ans des empires d’éducation et de bonnes œuvres. Pour certains, fermer la synagogue c’est un peu comme fermer son cœur. Tout se passe au sein de la communauté : cours, activités, conférences, consécrations et réjouissances. L’identité là-bas est construite sur ces points de rassemblement, sur cette unité.

Une phrase qui résonne dans ma tête

Et surtout, la situation dans la diaspora est vraiment plus difficile. Tant en Europe qu’aux États-Unis, qui a déjà dépassé l’Italie en nombre de morts. Alors qu’en Israël on est bien sûr très inquiet, mais en même temps on fait des blagues sur le confinement, sur les réactions des enfants et on chante sur les balcons – l’atmosphère dans de nombreux quartiers juifs de diaspora est beaucoup plus sombre.

« Savez-vous ce qui se passe ici, vous qui êtes en Israël ? Est-ce que vous priez-vous pour nous ? » – cette phrase n’arrête pas de résonner dans ma tête. C’est pourquoi j’ai écrit… Dans l’espoir de meilleures nouvelles.

Sivan Rahav Meir est une journaliste de renom au sein de la 12e chaîne de télévision israélienne. Chaque jour, elle offre un petit enseignement de Torah qui est diffusé un peu partout dans le monde dans une dizaine de langues.

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