Marche sur Jérusalem contre la capitulation de l’Etat

Malgré les menaces des arabes pour  tenter « d’annuler la marche », la police a fini par approuver cette déambulation rituelle autour des murailles de Jérusalem à la veille de Tisha B’Av. « Quand nous serons sur le Mont du Temple avec le drapeau israélien, ce sera laPaix, la vraie, parce qu’ils auront compris qui est souverain sur la Terre d’Israël ».

La police d’Israël a donné sa permission peu de temps avant le début de l’événement, qui a commencé par une lecture  d’Eikhah (Lamentations) à l’ Independence Park à Jérusalem.

Quelque temps avant la promenade, la police avait appris que les arabes avaient prévu de protester contre cette marche. Entre autres choses, il y a eu une annonce demandant aux Arabes de Jérusalem-Est «d’arrêter la marche des colons autour des portes du Mur Occidental».  L’heure à laquelle la promenade devait avoir lieu leur avait été communiquée afin que les Arabes de la ville puissent faire obstacle à l’évènement. 

La marche a commencé et s’est terminée par la projection de courts métrages, pour certains avec des interviews de personnalités publiques et de citoyens, interrogés sur leur lien personnel et national avec Jérusalem. Un court métrage a également été montré dans lequel le gagnant du Prix israélien, Député Geula Cohen, a raconté qu’elle a entrepris une carrière politique dans le but de faire adopter une loi pour appliquer la souveraineté israélienne sur la partie orientale de Jérusalem.

Puis, les milliers de participants ont marché sur une route et longé la Porte de Damas, la Porte d’Hérode et la Sultan Suleiman Road, où des attaques terroristes et des émeutes ont eu lieu ces dernières semaines.

Sur l’ensemble du trajet, les dirigeants de la marche et les marcheurs eux-mêmes ont remercié les dizaines de policiers et la police des frontières qui encadraient l’évènement, ouvertement ou secrètement, pour afin d’assurer la sécurité des participants.

A la fin de la promenade Yehudit Katsover et Nadia Matar, ont pris la parole :  « cette année, les Arabes nous ont rappelé que bien que nous ayons effectivement libéré Jérusalem, nous ne nous sommes pas libérés de l’exil. Encore et encore, nous nous sommes inclinés devant le roi (jordanien), le WAQF et le « diktat » de la gauche. Que pensent les familles Stawi et Shnaan, dont les fils ont été assassinés pendant leur service au Mont du Temple? Que pensent-ils de la honteuse capitulation du gouvernement israélien? Qu’est-ce que cela leur dit?

Katsover et Matar interprêtent la masse de gens réunis pour faire cette marche, comme une sorte de réparation du tord qui a été fait à l’honneur du peuple et de la nation. « Des milliers de personnes ont marché sans crainte, portant les drapeaux israéliens avec fierté dans les endroits où une attaque aurait pu se produire à n’importe quel moment, mais avec la protection et les efforts de la Police et de la Police des frontières, qui ont été déployés ouvertement et secrètement, avec professionnalisme et dévouement, la marche à eu lieu sous une grande surveillance. C’est un début de tikkoun (réparations) qui vient réparer ce qui s’est passé au cours des dernières semaines « .

Le député Yehuda Glick a concentré ses propos sur les événements récents à Jérusalem et s’est adressé directement aux officiers de la Police israélienne et de la police des frontières qui ont accompagné et assuré la marche et à l’assemblée: «L’année dernière, vous aviez déjà payé cher d’être là. Cinq policiers ont été assassinés ici. Nous avons tous compris que la ligne de front se trouvait ici. Certaines années elle était à Kiryat Shmona d’autres années à Sderot. Maintenant, nous sommes arrivés à la racine du problème et la ligne de front se trouve derrière cette porte « , a-t-il déclaré, indiquant le Mont du Temple  à proximité, qui se trouve derrière la Porte des Lions.

« Nous venons de traverser trois semaines de crises difficiles, mais n’oublions pas que nous pouvons les surmonter même si certains n’ont à l’esprit que de remporter une victoire temporaire. Je méprise les gens qui  considèrent un terroriste assassiner une famille à la veille de Shabbat comme un héros; je méprise un peuple qui se réjouit à l’enterrement de trois meurtriers comme à Um-al-Fahm, je méprise un peuple soutenu financièrement par des meurtriers « . Et il a ajouté: « La justice est de notre côté. L’éthique est de notre côté et nous ne devons pas nous laisser briser. Même quand il y a des moments difficiles, nous ne devons pas oublier que nous avons un état, nous avons une armée et nous avons la police d’Israël et des officiers qui sont la fierté nationale. Sans la police, cette marche n’aurait pas pu avoir lieu. Nous devons les remercier de comprendre que la fonction de la police n’est pas de dire ce qui ne peut pas être fait, mais comment cela peut être fait. Le public s’attend à ce que la police avance. Le peuple a les dirigeants qu’il mérite, comme l’a dit Rav Kook « .