Mahmoud Abbas s’est choisi un successeur : son fils Yasser

 

Mahmoud Abbas entamera-t-il un jour un processus démocratique visant à redonner du souffle à l’Autorité palestinienne. Le « Raïs » n’a pas, pour l’instant, l’intention de quitter le pouvoir mais souhaite préparer sa succession et placer ses pions, dont la pièce maitresse est son propre fils Yasser.

Sentant son leadership vivement menacé, Abbas qui n’est plus tout jeune, élimine soigneusement ses adversaires. Il met en place une jeune relève qui lui est restée fidèle. Tout ceci afin de lui permettre de détenir la majorité au conseil général de l’OLP et d’assurer dans le même temps le statut de sa famille et de sa « cour ». L’enjeu est de contrôler le Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (CEOLP).

Car les 18 membres du CEOLP sont seuls habilités à prendre les décisions engageant les Palestiniens (tant dans les territoires administrés qu’en diaspora). C’est d’ailleurs ce comité, et son secrétaire général de l’époque Mahmoud Abbas, qui avait signé les Accords d’Oslo sur l’autonomie en 1993.

Le plan d’Abbas

Son plan stratégique a été élaboré depuis au moins 5 ans. La liste des promus Saeb Arekat (décédé en novembre dernier), Akhram Hanye et le chef du renseignement Majhad Faraj ainsi que les fils des fondateurs de l’OLP. A ces derniers se joint, bien entendu, le fils de l’actuel Président, Yasser Abbas.

Le fils prodigue, historique: Yasser a été nommé au nom du chef terroriste Yasser Arafat. Homme d’affaires très riche de 57 ans, il a quitté Ramallah en 1997 pour le Canada. Diplômé de l’université de Washington, il est le propriétaire de plusieurs entreprises dont la « Falcon Tobacco » qui a le monopole de la vente des cigarettes américaines dans les territoires contrôlés par l’AP…

Yasser a aussi de très nombreux contacts très influents aux USA tant parmi les « palestiniens exilés » que parmi certains responsables américains.

Les tentatives ratées de népotisme régional 

Mahmoud Abbas a tiré les enseignements de toutes les tentatives ratées parmi les chefs d’états arabes d’assurer une descendance filiale du pouvoir. Abbas a été traumatisé par l’échec de Hosni Moubarak qui cherchait par tous les moyens à introniser son fils à sa place en Egypte. Il a aussi attentivement suivi les déboires de la famille Kadhafi en Libye. C’est pour cela qu’Abbas recherche une solution légale. Mais il souhaite aussi s’adjoindre le soutien d’hommes influents. Le Raïs palestinien négocie actuellement l’approbation du terroriste Marwan Barghouti, toujours sous les verrous en Israël.

On ne devrait pas attendre trop longtemps pour connaitre l’issue de cette tentative népotique du pouvoir, version palestinienne.

Une pensée sur “Mahmoud Abbas s’est choisi un successeur : son fils Yasser

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    17 janvier 2021 à 0 h 05 min
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    Il a l’air encore plus demeuré et tordu que son père…

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