Macron, Abbas et Israël… dans le texte

 

On savait la politique du Quai d’Orsay être exécutée sur place par le Consulat de France à Jérusalem. Mais que ces mêmes consignes soient acceptées et même préconisées par l’Elysée soi-même et sous les ors d’un Emmanuel Macron, voilà ce que l’israélien lambda voulait ne pas savoir !

Impossible de se le cacher. Après la déclaration du consul de France à Jérusalem confirmée par celle du Président de la République Française en date du 3 aout 2017, l’affaire est entendue. Israël n’a qu’à bien se tenir !

Ainsi le site du consulat de notifier:

« A l’invitation du Sheikh Jarrah Solidarity Movement , le Consulat général a participé ce mercredi 2 août avec un certain nombre d’autres représentations diplomatiques à une visite d’information et de solidarité auprès de la famille Shamasneh dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est.

Cette famille est menacée d’expulsion le 9 août prochain. Il s’agirait dans ce cas de la première expulsion depuis 2009 dans ce quartier de la partie occupée de Jérusalem.

Une pression accrue sur le quartier est à noter depuis le 16 juillet avec la validation par les autorités israéliennes de 4 plans de constructions de colonie. 

Par la voix du Président de la République, la France avait rappelé, peu après ces annonces, sa condamnation de la colonisation y compris à Jérusalem-Est, obstacle majeur à la paix fondée sur la solution des deux Etats. »

 Ce qu’à dit Macron à Abbas

En effet « La voie » du Président Macron ne connait pas d’autre chemin que la condamnation d’Israël quelles que soient les routes empruntées pour préserver sa survie…

Et de prêter sa  «voix » à la cause des ennemis d’Israël. Mahmoud Abbas dans ses rêves les plus fous n’aurait osé l’imaginer :

« Je voulais avant tout remercier le Président palestinien, Mahmoud ABBAS, pour sa visite. Nous nous étions vus il y a quelques mois dans un autre contexte, en tout cas pour ma part, et je tenais à ce que nous puissions nous retrouver rapidement, ce qui a pu se faire aujourd’hui, à la fois pour évoquer la question israélo-palestinienne et ses derniers développements mais aussi nos relations bilatérales.

J’ai rappelé au Président ABBAS que je m’inscrivais, pour ce qui est de la question israélo-palestinienne, dans une forme de tradition française qui, je le crois vraiment, est un juste chemin, celui de la recherche de paix et stabilité dans la région qui requiert justement une résolution du conflit et la reconnaissance pleine et entière des deux Etats.

Cette paix pour la France, elle doit passer par la réalisation des droits légitimes des Palestiniens à disposer justement d’un Etat viable et indépendant, conformément à la légalité internationale, et elle passe aussi par la sécurité d’Israël à laquelle la France est indéfectiblement attachée.

C’est par ce jeu d’équilibre indispensable et cette construction mutuelle qu’une solution sera trouvée dans la durée au conflit. J’ai fait part au président palestinien de ma préoccupation face à la dégradation de la situation en Cisjordanie, Jérusalem-Est comme Gaza, où la situation humanitaire se dégrade et mon souhait est que la France d’ailleurs puisse jouer un rôle pour y aider. Nous en avons parlé et je m’engagerai à ce titre à faciliter les discussions.

La solution des deux Etats à laquelle il n’existe aucune alternative viable est aujourd’hui mise en péril sur le terrain, bien sûr, mais peut-être encore davantage dans les esprits et les causes de cette érosion sont malheureusement connues. La France a toujours condamné et condamne la poursuite de la colonisation qui est illégale au regard du droit international. Elle a atteint depuis le début de l’année un niveau sans précédent et ces décisions envoient un signal très négatif qui ne peut que nuire à la confiance nécessaire. Et l’absence d’horizon politique nourrit le désespoir et l’extrémisme.

Donc, je pense à ce titre qu’il est absolument indispensable que nous puissions poursuivre les différentes initiatives qui ont été lancées ces derniers mois : une initiative de paix que vous avez conduite avec plusieurs autres, une initiative que mon prédécesseur avait lancée ici en janvier dernier et qui avait permis à nouveau de remettre ce sujet au centre des préoccupations mondiale, l’initiative également prise par le président des Etats-Unis d’Amérique il y a quelques semaines lorsqu’il vous a rendu visite et a pu échanger avec vous-même et monsieur NETANYAHU.

Je considère que toutes les formes de négociation, de dialogue, d’apaisement entre les parties sont aujourd’hui indispensables et la France y prendra donc sa part. Mon souhait, c’est que dans les mois prochains, avec beaucoup d’humilité, nous puissions avancer dans cette direction. Je sais votre engagement constant en faveur de la non-violence et je sais aussi l’urgence d’éviter tout acte unilatéral qui attiserait encore davantage les tensions sur le terrain.

Je veux donc ici rappeler à quel point la France est convaincue de la nécessité de relancer une dynamique forte, crédible et, comme je viens de le dire, nous y jouerons notre rôle.

Cette paix, elle devra permettra aux deux Etats, Israël et Palestine, de vivre côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières sûres et reconnues et je pense qu’à cet égard, les efforts seront à faire de part et d’autres et nous le savons bien.

Enfin, au-delà de la question israélo-palestinienne, nous avons évoqué nos relations
bilatérales. Elles ont atteint un niveau inédit ces dernières années. Je m’en félicite et je souhaite que nous puissions ensemble les poursuivre. Il y a la cité industrielle à Bethléem et l’engagement français en la matière. Je me souviens, il y a quelques années, dans d’autres fonction, m’y être rendu, je me souviens à la fois de l’accueil et de l’engagement fort qui est le nôtre. Il y a l’ensemble des développements bilatéraux que nous continuerons à conduire et le projet de lycée français à Ramallah dont l’accord vient juste d’être signé est, je crois, une preuve vivante de ce lien.

Enfin nous avons confirmé l’un et l’autre notre souhait de pouvoir voir se tenir au début de l’année 2018 un nouveau séminaire intergouvernemental franco-palestinien qui permettra de faire un point sur l’avancée de tous ces sujets et de programmer également de nouveaux projets conjoints pour les années à venir. Merci à nouveau cher Président pour votre visite à Paris en attendant d’autres rencontres. »

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

3 pensées sur “Macron, Abbas et Israël… dans le texte

  • 8 août 2017 à 12:24
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    Rien de nouveau. Merci quand même aux prétendus représentants de la communauté juive francaise qui ont appelé à voter Macron . Sic! Qu’ils en soient félicités ces pleutres et ces corrompus !

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  • 8 août 2017 à 8:24
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    Israel n’a plus rien à négocier et doit reinvestir l’intégralité des territoires récupérés en 1967 et annexée en 1948 par la Jordanie.
    Cela en attendant le récupération du territoire israélien détourné par les anglais
    pour créer la jordanie afin de récompenser un fidèle allier , en faisant fi des dispositions adoptées lors de la conférence de Sans Rémo en 1920.

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