L’inexorable exil des juifs toulousains à Tel Aviv

Les juifs toulousains sont moins nombreux à immigrer en Israël qu’il y a quelques années. En revanche, un nouveau phénomène apparaît : une immigration intra-urbaine. Il y a un an, comme des centaines de juifs toulousains avant eux, Sarah* (prénom d’emprunt), son mari et leurs trois enfants ont quitté Toulouse pour Tel Aviv…

.

L’idée de l’Alya a progressivement fait son chemin. «Nous sommes partis car mon mari voulait vivre dans ce pays et pour la plus mauvaise des raisons : la trouille. Je l’ai fait pour mes enfants, j’en avais marre d’avoir peur et de voir des militaires devant l’école», explique Sarah. Si les attentats de 2012 ont constitué un réel traumatisme, ce sont toutefois ceux de Nice en 2016 qui seront l’élément déclencheur. «On s’est dit que désormais, où qu’on aille, nous étions en danger. Nous n’avions plus les moyens d’assurer notre sécurité.» Le départ de la famille s’est donc fait assez précipitamment. À l’image des Alyas qui ont eu lieu de 2012 à 2015. «À partir de 2012, avec ce qui s’est passé à l’école Ohr Torah et ailleurs en France, les départs se sont accélérés. Il s’agit souvent de familles qui ont eu peur de la tournure des événements. Lire la suite sur tel-avivre.com