L’incident de frontière avec le Liban dans la tourmente d’une guerre entre sunnites et chiites

La FINUL, la force de maintien de la paix de l’ONU au Liban, a appelé lundi Israël et le Liban à « exercer la plus grande retenue » après que le Hezbollah ait fait exploser un engin explosif à Har Dov dans le nord d’Israël au passage d’une jeep de Tsahal dont les soldats effectuaient une patrouille de reconnaissance. Tsahal a riposté dans les dix minutes qui ont suivi l’explosion.

Dans un communiqué publié par son bureau, le Coordonnateur spécial pour le Liban, Sigrid Kaag, a exprimé sa préoccupation suite à l’attaque contre le convoi de Tsahal dans la zone des fermes de Chebaa, qui visait surtout deux bulldozers Caterpillar D9 de Tsahal, et à la riposte immédiate de l’Armée israélienne.

Quel intérêt tire le Hezbollah d’une telle agression ?

La déclaration de l’ONU souligne le danger d’une erreur de calcul qui pourrait conduire à une détérioration de la situation sur le terrain. Elle exhorte toutes les parties à remplir leurs obligations en vertu de la résolution 1701 de l’ONU, qui a imposé un cessez le feu et a mis fin à la deuxième guerre du Liban en 2006, et à renoncer à tout acte ou toute rhétorique pouvant compromettre la stabilité à travers la Ligne bleue.

Mais quel intérêt tirerait le Hezbollah d’une telle agression ? L’ONU rajoute que « la nécessité de l’heure est de maintenir la sécurité et d’exercer la plus grande retenue contre toute provocation, » a déclaré le général Luciano Portolano, commandant de la FINUL. Mais Israël n’est pas dupe et comprend que cette attaque fait partie d’une série d’offensives prévues par le mouvement terroriste chiite pour se venger de la mort de Kuntar.

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L’Iran avait bien averti son supplétif libanais de ne pas se laisser entraîner dans un conflit plus large, ce que l’Etat juif ne manquerait pas de provoquer si des soldats israéliens étaient grièvement blessés. Mais le Hezbollah a des comptes à régler, malgré les avertissements iraniens et le fait à présent connu qu’il voulait se débarrasser de Kuntar, trop excité.

L’Iran est gangrénée par sa haine des sunnites

D’après ses calculs stratégiques, la République islamique d’Iran ne veut pas d’intervention extérieure. Elle a des griefs sérieux contre l’Arabe saoudite, qui vient d’exécuter un cheikh chiite, ce qui a soulevé la colère des conservateurs. De plus, les pays du Golfe ont rompu hier leurs relations diplomatiques avec elle, incluant le Soudan dont ont sait le financement par l’Arabie saoudite.

La fièvre monte entre sunnites et chiites depuis l’exécution de cheikh et l’attaque de l’ambassade saoudienne à Téhéran par une foule déchaînée. Mais l’Occident, figé dans ses peurs, ne réagira pas, et l’Iran le sait. Il ne fallait donc pas d’élément extérieur au monde musulman dans la gestion de cette crise, cela explique les avertissements iraniens au Hezbollah : ce n’est pas le moment de nous impliquer dans un large conflit avec Israël.

Une pensée sur “L’incident de frontière avec le Liban dans la tourmente d’une guerre entre sunnites et chiites

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    6 janvier 2016 à 20 h 39 min
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    une incursion au liban syrie offfensif pour eloigner le danger sur les habitan ce que tout pays aurait fait cesser de mettre le danger sue les habitants en autorisant autour les armees ennemis

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