L’impact du coronavirus sur l’économie d’Israël et le marché boursier

L’épidémie de COVID-19 a frappé la plupart des pays du globe, les plongeant dans une crise sanitaire sans précédent. Son impact se fait également ressentir du point de vue économique.

Face au spectre d’une crise économique majeure, chaque pays réagit à sa manière, en déployant des mesures pour limiter le contrecoup de cette épidémie sur leur économie. Voyons comment l’épidémie du coronavirus impacte l’économie et le marché financier d’Israël.

Avec près de 17 500 cas de personnes contaminées, Israël fait partie des pays concernés de près par cette épidémie. Toutefois, avec 258 décès au moment de la rédaction de cet article, le pays enregistre un des plus faibles ratios de mortalité.

Comme dans beaucoup de pays, l’Israël a mis en place des mesures pour endiguer la vague de contamination. Comparé à la plupart des pays européens, le gouvernement a d’emblée opté pour une solution intermédiaire qui limite les grands rassemblements sans pour autant arrêter complètement son économie.

Néanmoins, le pays s’attend à connaître des moments difficiles. Le tourisme, secteur particulièrement porteur lors de la période de Pâques, est en crise. Beaucoup de lignes aériennes ont été interrompues, ce qui tarit le flux de touristes dans le pays. En fin d’exercice, le chiffre d’affaire du secteur devrait être en baisse d’environ 1 milliard d’euros.

L’impact du COVID-19 sur l’économie d’Israël

Pour autant, les conséquences sur l’économie sont importantes. Les spécialistes évaluent ainsi que l’épidémie représente une perte nette d’environ 3 milliards d’euros. Pour limiter la casse, depuis la fin du mois de mars, le gouvernement israélien a déroulé une série de mesures économiques sans précédent. Porté par une croissance au beau fixe autour de 3 % et une dette maîtrisée, le gouvernement compte profiter de cette marge de manœuvre pour amoindrir le contrecoup financier. Estimées à environ 6 % du PNB, ces mesures visent à soutenir le marché de l’emploi, les entreprises et le système de santé.

Les mesures prévoient ainsi un apport immédiat de 2,5 milliards d’euros environ destiné au système de santé pour lutter contre le COVID-19. Pour donner une protection sociale aux salariés au chômage, en congés sans solde ou aux indépendants, le gouvernement utilisera une cagnotte de 5 milliards d’euros. Concernant les petits et moyennes entreprises, le gouvernement prévoit de donner environ 8 milliards d’euros. Enfin, 2 milliards seront consacrés pour relancer l’économie une fois l’épidémie passée.

Les conséquences du COVID-19 sur la bourse en Israël

Mi-mars, les marchés israéliens ont été impactés par le tsunami boursier mondial. Les indices Tel Aviv 35 et Tel Aviv 125 ont perdu environ 8 points au cours d’une séance, ce qui a poussé le gouvernement à fermer le marché pendant 30 minutes. À l’image d’un dispositif coupe-circuit en électricité, ce mécanisme d’urgence permet de suspendre l’ensemble du marché le temps que celui-ci retrouve un certain calme. La dernière fois que ce mécanisme avait été utilisé remonte à la crise financière de 2008. En mars, parmi les entreprises les plus touchées se trouvait la chaîne d’hôtels Fattal (- 29 %) et les sociétés d’extraction de pétrole et de gaz (- 24%).

Face à cette glissade, la Banque d’Israël est intervenue en injectant plus de 15 millions de dollars de liquidités afin de limiter la dévaluation du shekel face au dollar. De plus, la Banque d’Israël a également annoncé des mesures qui visent à amortir les dommages financiers auprès des citoyens. Remboursement de prêt décalé, prêts d’urgence aux entreprises et extension des transactions à distance sont quelques-unes des mesures prises. Depuis, le marché a repris quelque peu ses esprits et progresse actuellement au-dessus des 1 300 points.

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