L’extrême gauche appelle à l’annulation du Jour de Jérusalem

Un groupe d’extrême gauche affirme que le jour célébrant la souveraineté israélienne est une « vilaine tache, un étalement de mensonges » dans sa dernière attaque sur la tradition nationale. La réponse de Yossi Dagan n’en est pas moins cinglante…

La Haute Cour de justice avait déjà rejeté une demande de modifier le parcours traditionnel de la Journée de Jérusalem, la Marche des Drapeaux. L’extrême gauche exige maintenant d’aller un peu plus loin : l’annulation de la Journée de Jérusalem elle-même.

« Le Goush Shalom » a publié une déclaration samedi soir, affirmant que la célébration de la souveraineté d’Israël sur la capitale et la Judée-Samarie est un jour « seulement pour les colons et les racistes, à qui l’on octroie une légitimité pour harceler les résidents palestiniens. » Le porte-parole Adam Keller a prétendu dimanche que la seule « vraie » Journée de Jérusalem est « quand Jérusalem deviendra la capitale de deux États vivant en paix. »

jerusalem dayPréparation du Jour de Jérusalem

« Un mensonge ne devient pas la vérité, même si elle est répétée 48 fois, » a-t-il ajouté. « Jérusalem n’est pas une ville unie, et n’a jamais été une ville unie depuis les quarante-huit dernières années, depuis 1967. Jérusalem-Est est un territoire palestinien qui est sous occupation militaire, » a-t-il encore affirmé. « Cette journée marque le comportement des autorités gouvernementales et municipales de l’Etat d’Israël et des colons qui contrôlent les résidents palestiniens par le financement et le soutien de ces autorités. »

« La Journée de Jérusalem n’est pas un jour férié pour les citoyens d’Israël ou les résidents de Jérusalem, » a déclaré le groupe d’extrême gauche. « Ceci est seulement une journée pour les jeunes colons, qui ont reçu de la police de Jérusalem les mains libres. Il est temps d’éliminer les mensonges et d’éponger cette vilaine tache dans le calendrier de l’Etat d’Israël », a conclu Keller qui ressent « un grand malaise parce qu’Israël harcèle les Arabes ».

Le vice-président du Conseil de Judée-Samarie, Yossi Dagan, a répondu au leader du mouvement d’extrême gauche « qu’il fallait qu’il abandonne son attitude de soumission parce qu »il vit dans l’Etat juif, pas au Liban ni en Syrie. Si sa laïcité le contraint d’avoir honte de ses racines juives, qu’il n’essaye pas par ses abandons de convaincre d’autres Juifs, qui forment la majorité de ce pays, de se soumettre aux caprices des Arabes et aux complexes d’infériorité d’une infime minorité de ce pays. »

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