L’exode de Gaza: destination finale l’Europe

Depuis le début de l’opération «Bordure protectrice », des milliers d’habitants de Gaza ont quitté le territoire vers l’Egypte pour fuir les combats entre le Hamas et Israël. Cependant, depuis avec la signature du cessez-le feu, le nombre de personnes qui cherchent à quitter la bande de Gaza définitivement ne fait qu’augmenter. Par voie de mer, de terre et en se servant des fameux tunnels qui lient Gaza à l’Egypte, tout est permis pour ces personnes qui n’ont qu’un objectif: atteindre l’Europe.

Le principal responsable: Hamas

Alors qu’il serait tout à fait compréhensible que des Palestiniens décident d’abandonner la bande de Gaza en raison des piètres conditions de vie et des combats qui ne cessent de troubler leur quotidien, les statistiques Palestiniennes démontrent que les vagues d’exode ont commencé le jour même de la montée du Hamas au pouvoir. Au début, il s’agissait de membres du Fatah mais plus aujourd’hui. On estime que depuis 2006, plus de 80 milles habitants de Gaza ont quitté le territoire. Le Hamas traite toute opposition de façon impitoyable et le simple fait de refuser de stocker chez soi des caches d’armes appartenant au Hamas peut entrainer la disparition d’une famille.

L’Egypte, entre rêve et cauchemar

De nombreux habitants de Gaza ont de la famille en Egypte et certains détiennent même un passeport égyptien, ce qui fait de l’Egypte une destination de premier choix pour les candidats à l’emigration. Cependant les gouvernements égyptiens successifs s’opposent à l’immigration palestinienne et le poste de frontière de Rafah applique une politique très stricte envers les Gazaouis qui veulent se rendre en Egypte. Les tunnels souterrains qui relient Gaza à l’Egypte offrent une autre option de fuite, mais rester en Egypte illégalement est un risque que peu sont prêts à prendre.

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L’Europe, le nouveau monde

C’est ainsi qu’est né un nouveau rêve: l’Europe. La route est complexe et risquée mais pour beaucoup, le jeu en vaut la chandelle. Traversée des tunnels vers l’Egypte, arrivée à Port Saïd par bateau, longue marche à travers le désert vers Alexandrie et finalement départ par bateau vers la Grèce et l’Italie. Les passeurs coutent chers, l’armée égyptienne tire à d’œil et le processus d’immigration en Europe est hasardeux, mais des centaines de Gazaouis ont déjà pris la route.

 

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