L’étudiant suédois pro-palestinien découvre la réalité israélienne

Comme de nombreux autres jeunes européens influencés par les messages d’organismes arabes, Daniel Bourg était pro-palestinien. Enrôlé dans l’organisation « le Mouvement de Solidarité International », il est arrivé à Hévron comme bénévole. Pour lui, Israël était un état illégitime et colonialiste. Actif en Suède parmi les « verts » ses idées sur le pays des juifs étaient bien arrêtées.

Durant trois semaines il espérait voir de ses propres yeux « tous les crimes que les habitants juifs et les soldats de Tsahal commettaient ». Daniel s’est vu proposer d’être en première ligne lors d’affrontements programmés par l’Autorité palestinienne. On a même essaye de le convaincre de se faire arrêter, mieux, de mourir pour la cause. Son statut de Suédois et fils de haut fonctionnaire, offriraient de nombreux titres aux journaux et les critiques internationales nuiraient considérablement à Israël, lui a soufflé l’un de ses hôtes.

Daniel, contrairement à ses attentes, n’a vu que des soldats jouant au football avec des enfants arabes de ‘Hévron. Son appareil photo était pourtant toujours prêt à saisir un « crime ». Mais rien, pas une seule prise compromettante. Pourtant au moment de retourner dans son pays sa position n’avait pas changée. Les souvenirs positifs côté juif et les mensonges qu’il a découverts du côté arabe sont quand même restés ancrés dans sa mémoire.

Deux ans plus tard…

Ce n’est que deux ans plus tard, lors d’une conférence d’avocats israéliens que de réels doutes se sont installés. Daniel Bourg accompagné de sa sœur sont revenus plusieurs fois en Israël et se sont fait des amis juifs, tout en restant, selon ses dires, toujours pro-palestinien. Ses rencontres avec d’anciens contacts côté arabe, lui ont appris à poser les bonnes questions.

Il a cherché à connaitre le système. Il a découvert non seulement les réelles utilisations des fonds internationaux mais aussi que les médias européens en général et suédois en particulier, ne rapportent qu’une information très approximative et souvent partiale. Sa conclusion: « Je ne pouvais plus me définir comme pro-palestiniens. Ces derniers, en tout cas, ceux que j’ai rencontré, ne recherchent pas la paix, mais à nuire aux juifs et à Israël ».

Devenir un bouclier humain

Daniel est un cas isolé en Suède, où le sujet palestinien est un élément important de l’identité politique des jeunes du pays. « Le sujet est le seul qui est traité amplement dans le domaine de la politique étrangère suédoise. Le conflit est comparé chez nous à celui du Viêtnam. Contrairement à d’autres conflits dans le monde et dans la région, « l’occupation » israélienne est le seul point qui suscite autant de critiques, d’interventions de et de désinformation. Le « peuple palestinien » est vu comme une population conquise, oppressée, subissant un traitement cruel et inhumain de la part de « l’occupant juif ».

7 ans après Daniel publie ses mémoires relatant cette époque. Il raconte comment les terroristes avaient promis aux volontaires occidentaux de ne pas être impliqués dans des actions violentes, mais sur le terrain ils se sont vus systématiquement demandés de servir de bouclier humain, protégeant ainsi les agresseurs pendant leur attaques.

Nathalie Sivan

Nathalie Sivan

Chroniqueuse invétérée de Coolamnews, Nathalie est une passionnée de la société israélienne, de ses particularismes, ses richesses humaines mais aussi de ses incohérences.

Une pensée sur “L’étudiant suédois pro-palestinien découvre la réalité israélienne

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    15 janvier 2021 à 11 h 53 min
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    Est ce qu un seul suédois peut faire changer la politique pro palestinienne suédoise (pour ne pas avouer anti israélienne)?

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