Lettre poignante de Chira : « j’étais un cas social »

Enfance israélienne : entre douleur et espoir. La Rédaction de Coolamnews a reçu un mail un peu particulier. L’auteur ? Une jeune femme au parcours atypique.Une fois n’est pas coutume, nous souhaitons publier son courriel. Vous allez comprendre pourquoi en lisant ces quelques lignes, pleines de douleur mais aussi d’espoir.

 Ma mère est morte lorsque j’avais 5 ans. Mon père a fait de nombreux séjours en prison. Petite, j’étais ce que l’on appelle une enfant difficile. Je faisais bêtise sur bêtise. Je peux le dire maintenant, j’étais un cas social…Pourtant, je m’en suis sortie. Pourquoi ? Laissez-moi vous raconter.

Je vivais dans une maison d’enfants. Un endroit où sont placés les enfants qui n’ont pas de famille pour s’occuper d’eux. Là, je fréquentais régulièrement les activités de l’association Tsedek. Une des monitrices s’est intéressée à moi. Elle était une des rares à ne pas être repoussée par mes airs défiants. Par mes bêtises. Mon attitude turbulente. Elle voulait me faire progresser. Elle disait que j’avais du potentiel. Pour lui montrer qu’elle avait raison, je faisais beaucoup d’efforts.

Et j’ai commencé à changer. Oui, je changeais ! Je n’étais plus la fille indisciplinée et incontrôlable. J’ai été écoutée. Aidée. Intégrée. J’ai été sauvée. Une équipe solide m’a accompagnée dans mes difficultés. Je me suis développée parce qu’une structure chaleureuse et professionnelle était là.

Je travaille en tant qu’infographiste. J’ai d’ailleurs pu étudier grâce à une bourse d’étude offerte par l’association.

Comment, à mon tour, aider d’autres enfants ?

Aujourd’hui, je me suis demandé comment, à mon tour, aider d’autres enfants. J’ai trouvé ! Tout simplement en racontant mon histoire. Je raconte mon histoire non pas parce qu’elle est unique, mais justement parce qu’elle ne l’est pas.

Je m’appelle Chira*, mais je représente tous les enfants défavorisés d’Israël. Je suis tous ces enfants maltraités, ces enfants en détresse, sans foyer stable. Je suis ces milliers d’enfants qui ont faim, faim de nourriture et faim d’affection, d’attention. Je suis tous ceux qui n’ont pas la chance d’avoir des parents responsables pour s’occuper d’eux.

Les grands de ce monde parlent de l’enfance maltraitée, défavorisée. Moi, je n’ai pas de grands pouvoirs, mais du haut de mes 26 ans, je veux aider à ma façon. Aujourd’hui, à la veille de mon mariage, j’ai donc décidé de faire ce que je peux pour rendre un peu de ce que j’ai reçu.

Je veux utiliser mon expression écrite pour aider les enfants qui vivent des situations difficiles. Tout comme moi il y a quelque temps. J’écris donc en m’adressant à vos lecteurs.

Si mon témoignage les encourage à soutenir Tsedek, cette association qui œuvre pour l’enfance défavorisée d’Israël, alors mon expérience n’aura pas été vaine.

Si, vous, qui lisez ce message, envoyez un soutien – même minime – à Tsedek, j’aurais atteint le but que je me suis fixé : aider, à mon tour, les enfants défavorisés.

Merci pour eux.

Chira*

A la demande de l’auteur, le prénom a été modifié. Traduit de l’hébreu.

 Pour en savoir plus

http://tsedek.org/fr/

 Pour faire un don en ligne         

http://tsedek.us9.list-manage.com/track/click?u=d6031a613a56c44a8705ae58c&id=face0916b4&e=3003a4f619

 

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