Les réflexions sur le bonheur, d’Esther Horgen, franco-israélienne assassinée

Esther Horgen, originaire de France, mère de six enfants, âgée de 52 ans, était sortie faire du jogging près de chez elle et a été assassinée. Le ou les terroristes, sont toujours en fuite. Esther, (née Brigitte Attelan) a eu la tête brisée avec un rocher. Elle a été mise en terre ce mardi. Esther était conseillère conjugale et voici quelques réflexions qu’elle a écrites dans le passé sur la vie conjugale. Par Sivan Rahav Méir.

Esther Horgen : «La joie dans le couple n’est pas le fruit du hasard ou de la chance, mais celui de la réflexion, de la décision et du travail sur soi en commun. On n’attend pas cette joie, on l’invite. Elle est une invitée d’honneur. Si on la considère ainsi, elle reviendra chez nous nous rendre visite. Le bonheur dans la vie conjugale est un art et il faut étudier comment s’y prendre.»

L’harmonie familiale

«Certains philosophes grecs affirmaient que la vie familiale constitue un obstacle au développement personnel et intellectuel de l’être humain. Celui qui a une fonction dirigeante en serait selon eux exempté et seul le simple citoyen aurait le devoir de fonder une famille. Le Judaïsme a une autre conception. Le vie conjugale représente pour lui un microcosme du comportement de l’homme dans ce monde. Elle constitue la meilleure école pour apprendre les lois régissant les rapports humains. Chaque couple qui parvient à réaliser la paix au sein du foyer fait progresser la paix dans le monde. L’harmonie familiale influence, comme dans des vases communicants, l’harmonie dans la création. La vie conjugale recèle une valeur qui dépasse le couple lui-même.»

Un travail parfois épuisant

«Il n’est pas possible de diriger le monde si on est incapable de se diriger soi-même, si on ne sait pas reconnaître et maîtriser nos sentiments: notre manque de patience, l’orgueil, la jalousie, la colère, la nervosité et les craintes. L’essence de l’homme ne réside pas dans ses capacités intellectuelles, mais dans le contrôle de ses sentiments. La véritable réussite est le fruit d’un travail sur soi-meme, un travail parfois épuisant sur le moi.»

A sa mémoire.

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