Les menaces palestiniennes peuvent-elles influencer les élections ?

« Les négociateurs palestiniens ne se contenteront pas d’exiger de l’ONU une date limite pour le retrait d’Israël, parce que c’est comme si nous disions à la droite qu’elle peut construire dans les implantations en toute impunité, » déclare Mahmoud Abbas. Les Palestiniens surveillent de près la campagne électorale lancée récemment en Israël, et surtout les résultats quelle aura sans aucun doute sur le conflit israélo-palestinien.

« C’est l’année décisive pour les Israéliens, durant laquelle ils devront décider s’ils veulent être partenaires ou occupants, »  a déclaré aux journalistes l’ancien négociateur de paix palestinien Saïb Erekat. L’équipe de négociateurs palestiniens a déclaré qu’elle suivait de près le récent bouleversement politique en Israël. Leur chef a dit qu’il avait échangé quelques propos avec des responsables politiques israéliens, mais il a refusé de dire si le dirigeant travailliste, Isaac Herzog, ou si la présidente d’Hatnua, Tzipi Livni, étaient parmi eux.

«C’est le moment pour les Israéliens de choisir et j’espère qu’ils ne choisiront pas le développement des implantations mais qu’ils opteront pour la paix, qu ils ne choisiront pas les diktats, mais les négociations. Nous voulons que les Israéliens élisent un partenaire qui va  faire la paix avec nous et reconnaître la solution des deux Etats. » Cependant, Erekat a souligné que le fait qu’Israël organise des élections ne change rien pour les Palestiniens, qui vont pousser de l’avant leurs efforts pour adopter une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, fixant un délai, c’est-à-dire novembre 2016, pour le retrait israélien de la Judée-Samarie et de Jérusalem-Est.

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Erakat a déclaré que le projet de résolution sera soumis dans les deux prochaines semaines, au plus tard le 25 décembre. « Je crois que si nous continuons à travailler pour parvenir à une résolution au Conseil de sécurité afin d’établir un calendrier défini pour le retrait israélien de la Cisjordanie, cette action conduira les organismes internationaux à se joindre à nous. Nous seront alors dans une situation dans laquelle les parlements européens continueront de reconnaître la Palestine, alors que les gens en Israël diront à la droite, « qu’est-ce ce que vous apportez ? » Erekat a déclaré qu’un report des résolutions palestiniennes à l’ONU à cause des élections en Israël enverrait un message à l’aile droite qui pourrait continuer à construire dans les implantations et continuer le reste des activités israéliennes en Judée-Samarie en toute impunité.

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Il a dit qu’il espérait qu’aucun Etat membre du Conseil de sécurité des Nations unies mettra son veto à la résolution, faisant allusion aux États-Unis, et que s’il met son veto à la proposition, le président palestinien Mahmoud Abbas, le même jour, demandera une adhésion aux 22 traités internationaux, y compris le traité de Rome, qui ouvrira la voie aux Palestiniens de devenir membres de la Cour internationale de La Haye. Lundi, l’Autorité palestinienne s’est rapprochée de la CPI qui l’a acceptée comme Etat observateur.

La réaction d’Israël ne s’est pas fait attendre: « les Palestiniens jouent un jeu dangereux, car ils pourraient se retrouver eux-mêmes devant la Cour pour crimes de guerre et terrorisme, ce ne sont pas les preuves de leurs agressions et de leurs attaques qui manquent ».

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