Les Israéliens ont passé un mois complétement fou. Par Sivan Rahav Méir.

Nous voici « Après les fêtes » mais pas encore « Après la Coronavirus » ! C’était un mois de Tishri à la fois fou, stimulant, déprimant et incroyable. Les gros titres parlent beaucoup d’une minorité qui enfreint la loi, mais le monde juif dans son ensemble – se trouve ailleurs. Par Sivan Rahav Méir.

Cela a commencé avec le Slichot en petits comités, puis les sonneries du shofar à Rosh Hashanah que nous avons entendues de nos balcons et dans les jardins publics, suivi d’un Yom Kippour très peu ordinaire et enfin la fête de Souccot sans invités ni célébrations particulières. Par contre le nombre de participants aux cours de Torah télédiffusés durant la nuit de Hoshana Rabba, la dernière nuit de Souccot, a battu des records.

Et Sim’hat Torah, cette fête qui est généralement bondée de participants ? Les familles confinées sont restées à tourner dans leurs salons et à l’extérieur – les enfants avaient du mal à comprendre où avaient disparus les bonbons et les danses de groupes auxquels on avait l’habitude et pourquoi cette année, les gens priaient en petits groupes.

A la fin de la fête, des centaines de camions sont sortis dans les villes et villages du pays, avec un chanteur accompagné d’un musicien et d’une sono, et les gens sont simplement sortis aux balcons pour danser. Les personnes âgées en fauteuil roulant ont agité leurs mains avec enthousiasme, les petits enfants sont sortis en pyjama.

Danser tout seul…

Seul un minuscule groupe d’habitants du quartier juif a dansé sur la place vide du Mur occidental. Le chef de la yeshiva de Ramat Gan, le rabbin Yehoshua Shapira, a dansé seul dans la salle de la yeshiva, alors que d’habitudes s’y pressent des centaines de participants. Cette année ce sont des milliers de personnes qui le regardaient et dansaient avec lui, mais de chez eux. Et que va-t-il se passer maintenant ?

Les écrits hassidiques disent qu’il existe des médicaments que l’on ne doit prendre qu’une fois par an, à forte dose, et ils sont suffisants pour toute l’année. Tel est le mois de Tichri. Nous avons reçu une énorme dose de foi, de force, de joie, d’espoir, de responsabilité, de créativité, de prière, de famille, de solidarité – que D-ieu fasse que cela continue et nous accompagne tout au long de l’année.

Sivan Rahav Meir est une journaliste de renom au sein de la 12e chaîne de télévision israélienne. Chaque jour, elle offre un petit enseignement de Torah. Il est diffusé un peu partout dans le monde dans une dizaine de langues.

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