Les habitants de Guivat Assaf sont les témoins de l’inaction des soldats

Un groupe d’émeutiers, issu du village arabe de Burqua, projetait d’attaquer une implantation en Samarie, Guivat Assaf, à coups de pierres. Une véritable embuscade. Mais les agents de sécurité ont eu vent de leur projet macabre et en ont averti l’armée.

« Nous avons averti le commandant de la compagnie dans la région et avons exigé que l’implantation soit protégée, » déclare un résident. Comme prévu, les émeutiers sont arrivés, le visage caché par des foulards, leur stock de pierres dans les mains. Ils s’approchaient de la route 60 qui permet d’accéder à l’implantation. Les soldats étaient déjà sur place et attendaient, cachés derrière leurs jeeps. Ils ont alors demandé aux résidents de se mettre à l’abri, ou tout du moins à l’écart. Les émeutiers ont attaqué, en s’approchant de plus en plus de l’entrée de l’implantation. Ils prévoyaient de commettre un saccage des maisons et des habitants.

« Les résidents ont décidé de prendre les choses en mains. »

Puis en criant « Allah ouakbar », ils ont attaqué. L’un des officiers qui commandait l’unité a dit aux résidents de ne pas s’inquiéter, de rester à l’abri, qu’ils étaient protégés : « Nous contrôlons la situation, » a-t-il ajouté. Mais les résidents ont bien constaté que les soldats ne se dirigeaient pas vers eux. Les émeutiers s’approchaient dangereusement, blessant l’un des résidents, mais l’armée ne bougeait toujours pas. Les résidents ont alors décidé de prendre les choses en mains et ont foncé sur les émeutiers.

« Nous avons reçu l’ordre de ne pas intervenir ! »

Les émeutiers se sont repliés au bord de la route 60, errant, cherchant de nouvelles victimes, puis s’en sont pris aux véhicules qui passaient sur la route. Les soldats n’ont toujours pas bougé. Les résidents étaient en colère et ont exigé de l’officier une action immédiate. L’officier leur a répondu : « Nous avons reçu l’ordre de notre commandant de ne pas intervenir ! » Même quand la situation s’est aggravée, les soldats n’ont pas bougé. Lorsque les agressions ont commencé à devenir très sérieuses, que 10 voitures aient été touchées, les soldats ont tiré des balles en caoutchouc en l’air pour disperser les émeutiers.

« Où est la tolérance zéro ? »

Les résidents de Guivat Assaf ont demandé qu’une enquête interne soit ouverte. L’armée israélienne a répondu que l’événement serait étudié et qu’elle en tirerait les conséquences. Un résident de Guivat Assaf a alors déclaré à la presse : « Les soldats ont ignoré la menace qui pesait sur nous. A quoi cela sert-il que Netanyahou fasse des discours enflammés si l’armée reçoit des ordres absurdes d’inaction ? A quoi cela sert-il que Youval Steinitz, parle de tolérance zéro alors que les soldats laissent les Arabes provoquer des émeutes, mettre la vie des gens en danger ? Cet événement tragique et inquiétant pour notre avenir ne passera pas en profits et pertes de la politique de réserve du gouvernement ! »

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