Les épreuves du bac français…ça se complique en Israël. Par Meyer Habib

 

Voilà plus de six semaines que j’ai alerté le Ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, puis le Secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger Jean-Baptiste Lemoyne, du traitement injuste réservé aux candidats issus des lycées d’enseignement français non homologués à la session 2020 du baccalauréat.

C’est le cas notamment d’élèves de terminale du lycée de Guivat Washington en Israël- dont le proviseur Joël Kling m’a demandé de l’aide- mais aussi d’Algérie, du Maroc, de la Guinée du Luxembourg et de bien d’autres pays !

A l’approche de la fin de l’année scolaire, le dossier prend de l’ampleur et une campagne de communication s’organise! Des centaines de candidats sont concernés !

Rappel des faits : le 3 avril, dans le contexte de pic de l’épidémie de Covid-19, le Ministre annonce que les candidats scolarisés en France et ceux du réseau AEFE seront évalués sur la base du contrôle continu. En revanche, les candidats libres – y compris ceux issus de lycées français à l’étranger non homologués – n’auront qu’une session en septembre.

Pourquoi pénaliser des élèves issus d’établissements qui ne coûtent pas un Euro à l’État et dont beaucoup affichent depuis des années d’excellents résultats au baccalauréat ?!

L’inégalité est flagrante ! Pour l’accès à l’enseignement supérieur, ces élèves passeront en dernier dans le système parcoursup et n’ont quasiment aucune chance d’avoir la filière et l’établissement de leur choix.

Les conséquences sont aussi matérielles : comment trouver un logement étudiant, postuler pour des bourses … ?!

Où est la méritocratie républicaine ?

Il semblerait par ailleurs que certains établissements non homologués ont obtenu ladite dérogation. Ce serait le cas par exemple du lycée René Descartes d’Ariana…
J’ai écrit le 22 avril au Ministre pour demander que soient traités sur un pied d’égalité tous les candidats pouvant produire des livrets scolaires en bonne et due forme. Sans réponse, j’ai écrit le 11 mai au Secrétaire d’État, qui m’a promis d’intervenir.

Hélas, ces modalités d’organisation totalement injustes ont été confirmées par décret le 27 mai dernier.

J’ai à nouveau interpellé le Secrétaire d’Etat, auditionné cet après-midi par la Commission des Affaires étrangères sur un tout autre sujet : la politique commerciale commune.

Manifestement gêné, voire désolé, il a confirmé le maintien de ce régime différencié.
Dans sa réponse à ma question, Jean-Baptiste Lemoyne a ainsi déclaré : « sur le dossier des lycées non homologués, il n’y a pas eu de progrès. Je le regrette mais c’est ainsi… ». Il a admis que certains établissements hors contrat avaient de très bons résultats mais qu’à ce stade « la question reste entière ».

Je vais déposer une question écrite et reprendre attache directement avec le Ministre de l’Éducation.

Affaire à suivre…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *