Les dirigeants israéliens ne se résignent pas à l’accord sur le nucléaire iranien

Israël n’est pas prêt, pour le moment, à discuter de compensations américaines sous la forme d’une aide militaire accrue, ses efforts étant encore concentrés sur un échec ou au moins un affaiblissement de l’accord, soulignent les commentateurs.

« Israël ne peut pas le dire aussi clairement mais ils ne peuvent pas coopérer avec les Américains concernant les compensations avant le vote du Congrès américain sur l’accord » conclu avec l’Iran, estime Eytan Gilboa, professeur de sciences politiques à l’université de Bar-Ilan, près de Tel-Aviv, spécialiste des relations israélo-américaines.

Le Congrès américain a 60 jours à partir de ce lundi pour se prononcer, et Biyamin Netanyahu, qui compte de nombreux alliés parmi les parlementaires républicains, a lancé des appels pour que ces derniers le rejettent.

La vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, a réaffirmé mardi qu’Israël ne se résignait pas à l’accord, au lendemain du feu vert donné à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’Onu à l’accord nucléaire conclu entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), plus l’Allemagne.

« Cet accord est mauvais et nous allons continuer de nous battre pour changer les choses », a-t-elle déclaré devant une commission parlementaire.

« Au jour d’aujourd’hui Israël veut que le Congrès vote contre l’accord ou contre de nombreuses clauses de l’accord (…) Mais il est probable que l’accord sera voté, et à ce moment là commenceront les discussions sur toutes sortes de compensations », explique Eytan Gilboa.

Une pensée sur “Les dirigeants israéliens ne se résignent pas à l’accord sur le nucléaire iranien

  • 22 juillet 2015 à 11 h 22 min
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    La formule « au jour d’aujourd’hui » est une faute de français. Le mot « aujourd’hui » signifiant « en ce jour » et « à ce jour » (au jour d’hui) en vieux français.

    Dire « au jour d’aujourd’hui », formule si chère à beaucoup de Français revient à dire « En ce jour de ce jour-ci » ou « A ce jour de ce jour-là », bref, une redondance aussi épouvantablement maladroite que possible !

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