Les derniers irréductibles du tabac en Israël

Tout le monde le sait : Fumer tue… Alors les derniers irréductibles du tabac seraient-ils tous des suicidaires ?

Là où il n’y pas encore si longtemps, sur 15 amis réunis autour d’une table, 13 individus, « tiraient clopes sur clopes », on peut inverser ces chiffres sans risque de se tromper actuellement.

Israël, comme tout « état adulte » est partagé entre son devoir de prévenir des dangers du tabagisme des consommateurs d’autant moins prêts à l’entendre qu’ils sont plus accros à la nicotine et le besoin de faire entrer par le biais de taxes multiples et variées payées par ledit consommateur de cigarettes cigares et tabac à priser, une manne toujours bienvenue.

Le cout du prix du paquet de cigarettes est devenu exorbitant au fil des années avec ses injustices notoires. Deux exemples entre mille, le paquet de Marlboro connait des fluctuations avérées à savoir qu’il est vendu le moins cher à Netanya, le plus cher à Herzliya !

Ajoutons quelques chiffres : Le marché israélien pour l’année 2017 est estimé à 5,8 milliards de cigarettes, ce qui représente, tabac à priser inclus, quelques 760 tonnes de gris accompagné dans l’intérêt supérieur de l’état, du versement d’une taxe de 6 milliards de shekels, (ce qui représente plus de 80% du prix de vente de ces papiers roulotés emplis de matière dangereuse).

Pendant ce temps là en France…

Selon Le Figaro : « Pendant longtemps, les plaisirs de la plage et les après-midi lecture au parc se sont trouvés gâchés par les émanations de fumée provenant de la cigarette du voisin de serviette ou de banc. Une situation qui pourrait bien commencer à changer car le label « Espace sans tabac » fait des émules partout en France sous l’impulsion de la Ligue nationale contre le cancer.

973 lieux publics y sont désormais interdits au tabac, parmi lesquels de nombreux parcs et jardins, 50 plages, mais aussi 30 entrées d’établissements scolaires et deux entrées d’hôpitaux», se réjouit Albert Hirsch, administrateur de la Ligue nationale contre le cancer. « Cette interdiction a vocation à s’étendre à tous les espaces urbains centrés sur les loisirs ou l’accueil des enfants, poursuit-il. Il s’agit de protéger les citoyens, en particulier les plus jeunes, contre les méfaits du tabagisme passif.»

Israël prend du retard

Le directeur des services de santé publique israéliens, le professeur Itamar Grotto, a soumis l’an dernier à la Knesset une liste de mesures visant à réduire le nombre de citoyens frappés par ce même tabagisme passif.

« Israël a eu, par le passé, les meilleures lois contre le tabagisme, mais nous avons pris du retard.

Nous avons l’intention de régler ce problème et nous avons déjà élaboré plusieurs propositions de loi », a déclaré M. Grotto.

Et c’est ainsi qu’après qu’ait été accepté le projet de loi limitant la publicité et la commercialisation des produits du tabac (amendement 7), 2018 (première lecture), selon la demande de nombreux députés dont Eitan Cabel il y a quelques jours, le vice-ministre de la Santé, Yaakov Litzman s’est dit « stupéfait d’apprendre que la Knesset avait l’intention de le retirer de l’ordre du jour !

« J’ai informé qui de droit de mon objection la plus totale à la suppression du projet, a-t-il ajouté et demandé qu’il soit remis sur le tapis, aux voix, tel que prévu et sans délai ».

Alors, à quand plus de clopes sous le parasol ?

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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