« Lentement, lentement, des jours meilleurs viendront »

La présidente de l’Organisation des Veuves et Orphelins de Tsahal a écrit une lettre personnelle et émouvante à Valerie Barham, l’épouse de Philippe Braham qui a été assassiné vendredi dernier dans l’Hypercacher de la Porte de Vincennes, à Paris. « Lentement, lentement, des jours meilleurs viendront, » écrit-elle.

Nava Shoham Solan, la présidente de l’organisation des Veuves et Orphelins de Tsahal, a envoyé une lettre de condoléances à Valerie Barham. Philippe Braham, 45 ans, était directeur de publicité dans une société de Conseil en Informatique. Il laisse derrière lui sa femme Valérie et trois enfants.

Nava Sholam Solan est la veuve du major Raanan Shoham, qui est tombé durant la première guerre du Liban. Elle a élevé seule deux enfants après la mort de son mari. Mme Solan commence sa lettre en exprimant son empathie pour Valérie Barham : « Vous allez traverser des jours et des nuits difficiles, et je sais exactement ce que vous endurez, car j’ai connu moi aussi des nuits très âpres durant des semaines, l’esprit hanté par la nouvelle douloureuse que je venais d’apprendre. »

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« Et je sais que la douleur est aiguë et lancinante comme un couteau ou comme un explosif qui menace de vous frapper, tandis que les appels au secours étouffent dans votre gorge. Dans ces moments – comme je m’en souviens – ce sont les mots de tous qui vous viennent à l’esprit : ceux des veuves qui ont perdu leur bien-aimé dans les guerres, des opérations militaires, ou durant les hostilités.  La vie semble uniquement en noir, sans nuances de couleur, sans lumière et sans saveur. La seule façon d’aller de l’avant, même quand vous avez le visage déformé par la douleur, que vous manquez de vous étranglez devant l’appréhension de la souffrance, est de rassembler vos forces. »

« Rassembler vos forces pour entretenir le trésor que Philippe vous a laissé dans vos mains et pour le bien des enfants. Je sais que ce moment est difficile pour voir la lumière dans cette obscurité intérieure, mais les enfants sont les rayons de lumière, et ils vont éclairer le chemin pour vous, pour que vous gardiez de Philippe une grande lumière.  »

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Vers la fin de la lettre, Nava promet que des jours meilleurs viendront, bien que lentement. « D’après mon expérience … je peux seulement dire deux mots pour vous :… Lentement, lentement, c’est la phrase que je dis à chacune des veuves dont le monde et la vie ont été soudainement détruits. Vous verrez que d’autres jours viendront, des jours meilleurs, lentement, rassembler lentement les morceaux, les morceaux de votre vie et pour votre bien, les coller ensemble, morceau par morceau. Je suis certaine que tout le monde en Israël vous envoie, avec moi, un câlin de condoléances et beaucoup d’amour. »

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