L’énigmatique équipe israélienne de baseball aux JO

Comment Israël, un pays qui ne compte qu’un millier de joueurs de baseball, peut-il faire partie des six équipes qualifiées pour Jeux olympiques de Tokyo? Et comment peut-il être sorti vainqueur de sa phase de poule lors du Classique mondial de baseball 2017, l’équivalent de la Coupe du monde?

C’est simple: ses joueurs, tout comme ses fans, viennent des États-Unis, et en particulier de New York. Sur vingt-quatre joueurs, quatre seulement sont nés dans l’État hébreu, le reste sont des joueurs de la ligue mineure de baseball, des retraités de la ligue majeure, et même quelques amateurs talentueux, tous américains.

Pour pouvoir les sélectionner, le manager de l’équipe doit auparavant les convaincre de faire leur Alyah, l’immigration en Israël. La «loi du retour» donne à tout Juif le droit d’immigrer dans le pays et d’y obtenir la nationalité. S’il peut ensuite aller chercher des médailles olympiques, c’est un bonus non négligeable.

Comme le raconte le New York Times, l’équipe d’Israël existe depuis 1990, mais n’a rencontré le succès que récemment. En effet, assembler les meilleurs joueurs juifs nécessite des recherches minutieuses.

«Ce n’est pas difficile de trouver les Cohen et les Levy, mais allez trouver un Ty Kelly», explique Peter Kurz, le manager de Team Israël. L’ancien joueur des New York Mets, dont la mère est juive, a rejoint l’équipe en 2019.

Matchs de baseball à guichets fermés

Malgré ce processus de sélection original, l’équipe nationale d’Israël ne se considère pas comme une équipe créée de toute pièce à la manière de la sélection nationale de handball qatarie, bâtie en nationalisant à tour de bras. «Nous avons une alchimie, une fraternité qu’aucune autre équipe n’a», estime le lanceur Matt Soren.

Même si les joueurs juifs de haut niveau ne sont pas si nombreux, New York, qui abrite une large communauté juive, entretient depuis des années une histoire d’amour avec le baseball. Dans la région de la grosse pomme, où Team Israël effectue une tournée d’exhibition en amont de Tokyo, elle joue à guichets fermés.

SOURCE: Slate.fr

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