L’Eldorado argentin, pièce maîtresse du nucléaire de l’Iran ©

Photo : à gauche, le procureur Alberto Nisman, assassiné à cause de ses révélations sur le dessous des cartes, dans l’attentat de l’AMIA (1994) ; à droite, le nouveau Président argentin pro-israélien, Mauricio Macri : il a juré de faire toute la lumière sur cette affaire, qui concerne directement le dossier de la technologie nucléaire iranienne et l’influence croissante de la Révolution islamique en Amérique du Sud, pendant que le monde regarde ailleurs… 

Première parution : 27 décembre 2015

L’emprise croissante de l’Iran sur l’Amérique Latine

L’urgence relative du périple de Binyamin Netanyahu vers l’Amérique du Sud :

Au cours des toutes dernières années, l’Iran et l’Arabie Saoudite jouent un bras de fer politique en Amérique Latine. Le 10 novembre 2015, le Vice-Ministre des Affaires étrangères de l’Iran a tenu une réunion privée avec les ambassadeurs de neuf pays d’Amérique Latine, afin de réaffirmer le souhait de la République Islamique « de renforcer et d’approfondir les relations » avec la région. Cette rencontre a aussitôt été suivie par des déclarations similaires de la part du Président iranien Hassan Rouhani et du Guide Suprême l’Ayatollah Ali Khamenei, au cours du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (GECF) à Téhéran, à la fin de ce mois.

Le même jour, le Ministre des affaires étrangères Adel al-Jubeir, présidait le Sommet Sud Américain-Monde Arabe à Riyad. Le Ministre al-Jubeir a lui-même été la cible d’une tentative d’assassinat irano-mexicaine, alors qu’il était encore ambassadeur aux Etats-Unis, en 2011.

Le message de ce sommet saoudien était clair : un rapprochement arabe avec les pays d’Amérique latine pourrait accroître l’isolement de l’Iran dans le monde.

Malheureusement pour la Maison des Saouds, en Amérique du Sud, elle a plus de 30 ans de retard sur ses rivaux perses.

Après la révolution de 1979, les dirigeants de la République islamique d’Iran récemment fondée ont cherché à changer leur pays autant que le monde. En 1982, l’Iran a organisé une conférence internationale de l’Organisation des Mouvements Islamiques, réunissant plus de 380 représentants religieux de quelques 70 pays à travers le monde, dont beaucoup provenant d’Amérique du Sud [1]. L’objectif de cette conférence était d’exporter leur révolution à l’extérieur.

 

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