L’éditorialiste du New York Times, admet (enfin !) la prudence d’Israël avec les Palestiniens

Le journaliste et éditorialiste Thomas Friedman, qui n’a jamais épargné la droite israélienne dans ses articles reconnaît ce matin dans les colonnes du  New York Times que la situation à laquelle doit faire face Israël est peu commune.

Le triple lauréat du prix Pulitzer milite pour la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël et n’a jamais caché son aversion pour Binyamin Netanyahou. Dans sa tribune hebdomadaire, il estime que le statu quo actuel « est mortel pour Israël en tant qu’Etat juif et démocratique ».  Mais dans la foulée, il reconnaît qu’il est bien compliqué d’imaginer une autre posture pour le moment.

« La droite israélienne dirigée par Binyamin Netanyahou dispose d’argument très convaincants pour maintenir le statu quo. Israël est entouré sur quatre de ses cinq frontières non par des Etats, mais par des milices armées de roquettes et nichées parmi les civils », écrit Friedman. C’est le cas à Gaza, au Liban, en Syrie et dans la péninsule du Sinaï Egyptien.

Mea culpa ?

« Comment dans ce contexte, peut-on imaginer un gouvernement s’adjoindre un risque supplémentaire en pariant sur une paix fragile avec cette fois, un peuple (les Palestiniens), qui résiderait à l’intérieur du périmètre de sécurité israélien. « D’autant», poursuit l’éditorialiste, « que les djihadistes postés aux frontières d’Israël sont bien armés, remportent les batailles en cours et sont bien plus motivés que les armées régulières qui les combattent ».

Dans une adresse aux détracteurs d’Israël, qui ressemble à s’y méprendre à un mea culpa, Friedman conclu : «certains veulent imposer des critères occidentaux à Israël, cette démarche est évidemment louable et certainement pétrie de bonne intention, mais il faut garder à l’esprit qu’aucun autre pays dans le monde ne fait face à une menace similaire ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *