« Le terrorisme n’est que la partie émergée de l’iceberg politico-religieux islamiste »

FIGAROVOX/TRIBUNE – Malgré les attentats de Londres et de Paris, les responsables politiques ne lient toujours pas le terrorisme au fondamentalisme islamique. Dans sa tribune, Renée Fregosi prend position et dénonce ce silence qui participe à l’affaiblissement de l’autorité de l’État.

Les attentats se succèdent. Plus ou moins meurtriers, certains spectaculairement ou plus discrètement déjoués, mais leur qualification d’islamiste reste insignifiante. Au lendemain de l’attentat islamiste de Londres le 3 juin dernier, excepté Marine Le pen, le silence des responsables politiques sur la nature de ce « terrorisme » était assourdissant. Seuls Jean-Yves Le Drian en France osa qualifier de « djihadiste » l’attentat terroriste, et Denis McShane en Angleterre (ancien ministre de Tony Blair aujourd’hui marginalisé au sein de son parti), appela sans détour à lutter contre le totalitarisme islamiste. Après les attentats de Charlie, de l’Hypercacher puis du Bataclan, la nécessité de « nommer l’ennemi » avait gagné des partisans dans le monde politique démocratique, mais cette stratégie semble aujourd’hui au point mort, avec notamment l’effacement de Manuel Valls du devant de la scène politique. Or, laisser au Front national la défense de la laïcité et la dénonciation de l’islamisme, c’est faire doublement le jeu du totalitarisme islamiste. Parce que le laïcisme du Front national n’est pas la lutte laïque pour l’émancipation des individus et les principes républicains, et qu’il cache mal sa xénophobie foncière et sa dimension autoritaire.

 

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