Le terrorisme a deux visages, celui de la haine et celui d’un combat politique

Le Général de Brigade Gershon Hacohen est le militaire qui a fait la plus longue carrière de l’armée : 41 ans. Il a été ses dernières années le directeur des études académiques de Tsahal. Mais il était déjà mobilisé lors de la Guerre de Kippour. Expérimenté et compétent, il nous donne lors d’une interview qu’il a accordée à Kol Israël quelques idées sur le terrorisme.

« Le terrorisme n’est pas, comme le pense certains « romantiques » qui n’ont pas les pieds sur terre, la dernière arme disponible des désespérés, mais un choix délibéré d’anéantir la vie en touchant des innocents. Ceux qui l’utilisent n’ont pas tous les mêmes motivations. Le Fatah l’a utilisé pour démontrer sa détermination, mais surtout en étant sûr de pouvoir faire plier Israël et l’obliger à concéder un Etat palestinien à Arafat à ses conditions. Le Hamas n’a pas d’autre but que de tout détruire pour instaurer son hégémonie. Le Hezbollah, mouvement chiite du Liban, l’utilise pour répondre aux ordres de l’Iran qui ne rêve que d’étendre la suprématie chiite au Moyen-Orient et qu’Israël gêne dans ses ambitions. »

« Le Hamas préparait plusieurs attaques qui touchaient les civils. »

« Bien que les raisons semblent différentes, les buts sont les mêmes. Mais il ne faut pas croire que l’armée jette un œil indifférent à ce phénomène qui tue nos enfants. La vigilance de Tsahal est entière, mais les évaluations ne sont pas toujours justes. Par exemple, concernant les tunnels que le Hamas avait préparés, l’état-major de l’armée israélienne pullulait de notes et d’informations sur ces tunnels. Nous savions qu’ils existaient, mais nous ignorions qu’ils visaient les civils qui habitaient la région proche de la bande de Gaza. Nous pensions que le Hamas préparait une guerre, pas plusieurs attaques d’enlèvement et de meurtres. »

« Une guerre se prépare, et nous subodorons quelle allure elle va prendre ! »

« Concernant le Hezbollah, notre approche a changé, et nous mettons en place un éventail de mesures effectives qui contreront les ambitions meurtrières du mouvement terroriste chiite. Le terrorisme, contrairement à ce que la rumeur populaire pense, est aussi un combat politique qui veut affaiblir Israël et, en même temps semer la peur parmi la population. Maintenant, il est certain que souvent le terrorisme est l’expression la plus vil de la nature humaine, il se sert de la haine comme instrument qui justifie tous ses excès et barbaries. »

« Une troisième intifada en cours ! »

« Ce qui se passe à Jérusalem est une parfaite illustration de ce qu’est le terrorisme : un objectif politique et l’expression de la haine. Il est facile de manipuler les jeunes arabes qui provoquent des émeutes à Jérusalem : ils pensent qu’ils défendent al-Aqsa et « l’esplanade des mosquées. » Mais c’est totalement faux : le Mont du Temple n’est pas menacé militairement par les Israéliens, si ce n’est quelques rabbins qui demandent à leurs fidèles d’y aller prier, et l’installation de quelques familles juives à Silwan ne constitue pas en soi une agression. Mais les Palestiniens, répondant à un agenda politique très précis, lance une troisième intifada dans la capitale dans le but d’attirer l’attention internationale et faire passer ses objectifs à l’ONU.

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